Sur J.-F. Deseombiès. voir plus haut, p. o
2. Si ce nom est exactement orthographié, il saj,dt ici dune des trois communes de ce nom qui se trouvent dans le département de l'Yonne, sans que nous puissions dire laquelle.
.3. Le projet de loi sur les énugrés, proposé le 28 février à la Convention (procès-ierhal. t. VI, p. -il; donna lieu pendant un niids à des discussions très importantes, doid on trouve un écho dans les séances du mois de mars de la Société des Jacobins.
i. Otte adresse manque à la liste des publications du club des Défenseurs de la llépubhque, telle que la donne M. Tourneux, Bibliofjrophie, t. II. p. 4 47. Tome V. 3
66 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [4 mahs 1703]
u L'insurreclion est le plus saint des devoirs, quand la pairie est opprimée. Les députés infidèles doivent non seulement être rappelés, mais leur tète doit tomber sous le glaive de la loi, quand il sera prouvé que, sous le prétexte de la liberté des opinions, ils ont trahi les intérêts de la nation. L'inviolabilité de Louis Capet et des mandataires du peuple a i)erdu la République ; les hommes de bien sont seuls inviolables.
« Roland calomnia Paris aux yeux de toute l'Europe, parce qu'il pensait qu'en détruisant Paris, il viendrait à bout de détruire la liberté.
« Nous arrivâmes à Paris très heureusement. Ce fut notre réunion avec les Jacobins, avec les Cordeliers, avec tous les patriotes, qui déjoua les complots et lit tomber la tète du tyran. Notre arrivée arracha Paris aux malheurs qui le menaçaient. Législateurs, rejetez le projet impolilique de la force armée ; votre garde, c'est l'amour du peuple; si vous le trahissez, craignez sa juste vengeance. Si vous le réduisez aux larmes, craignez son désespoir. »
Ici l'orateur rend compte de l'inutilité des démarches faites par Barbaroux vers les Marseillais, pour les disposer à l'appel au peuple et sauver Louis Capet, et il ajoute :
« Comme si faire tomber la tête d'un tyran n'était pas une vertu en morale et une nécessité en politique 1 La réclusion de ce fanatique eût été le tombeau de la liberté.
« L'aristocratie de la fortune veut s'élever sur les ruines de l'aristocratie nobiliaire ; en général, les gros marchands, les financiers
sont accapareurs Aucun des brigands couronnés n'oserait nous
attaquer, s'ils n'étaient pas assurés d'un parti dans la Convention.
« Frères et amis, volons à la rencontre des satellites des tyrans, qui veulent ravager vos propriétés, égorger vos femmes, vos enfants. Si Paris est encore menacé par les despotes, volez à son secours; vous y trouverez des frères, qui partageront avec vous les lauriers de la victoire.
« La Constitution que l'on veut nous donner est un enfant qu'il faut étouffer dans son berceau. Elle est toute en faveur du riche contre le pauvre; elle n'a point étonné les patriotes : ils s'y attendaient.
« Que les mêmes coups exterminent les ennemis du dehors et les ennemis du dedans. Chargez-vous des premiers, nous nous chargeons des autres. Aux armes, aux armes! — Salut et fraternité. »
[Un membre propose de supprimer toute monnaie d'or et d'argent et de ne garder que les assignats afin de mettre fin à l'agiotage sur le numéraire.]
La séance a été levée à dix heures.