PRÉSIDENCE DE COLLOT DIIERBOIS
[Admission de dix candidats, i)arnii losquels La Rrelèclie', apiôs la seeonclo proclamation jurscrito par le rèi,dement. Première proclamation de treize candidatures nouvelles.
l/ordre du jour est le recrutement de rarmée.
Hi'hrrt rapp(dle les mauvaises nouvelles qu'on reçoit des armées et prononce à ce sujet un discours, dont voici le principal passage:]
Il faut nous réunir pour demander une loi qui exclue de toutes les fonctions militaires les ci-devant parti-ans de la Fayette. Si l'on n'adopte cette mesure, c'en e«t fait de la RépuMique, c'en est fait de la liberté ; nous n'aurons fait qu'un rêve. Je demande le rappel de tous les intrigants qui sont encore à la télc de nos armées, et cpii sont encore dans le sein de la Convention. {Ap/)iau(li.)
Les amliitieux seront toujours ambitieux ; les fripons seront toujours fripons: ce n'est pas dan-; un Jour que l'on cbange le cœur d'un liomnie. Je vois toujours les mêmes hommes disposer de toutes les places et régler les destinées de la République. Un vil intrigant* a succédé à un ministre vertueux, qui s'occupait sincèrement du bien public. L'intrigue domine au sein de la France, comme dans l'ancien gouvernement; rien n'a changé, si ce n'est la situation du peuple, dont les malheurs vont toujours en croissant. Il est temps de s'occuper du bonlit.'ur public : il faut que le peuple, qui a fait la Révolution, jouisse des fruits de cette Révolution; il est temps que les intrigants rentrent dans le néant ; il faut les exterminer. (Applaudi.)
[Moras, puis Li\jfiin<\ appuient les iiropositions d'Hébert. Ce dernier attaque violennnent la droite de la Convention dans les i)assagcs suivants :]
Depuis le 10 août, une ligue de journalistes, une ligue de folliculaires méprisables ne cesse de nous inonder de hbelles. Ces journalistes sont les Brissot, les Corsas, qui clierchent à anéantir l'esprit