‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 36 sur 141 · Nous n'avons retrouvé aucune trace de cette adresse · texte numérisé non relu

Nous n'avons retrouvé aucune trace de cette adresse

2. Sur la mort et les funérailles de Lazowslci, voir Mortimer Tcrnaux, Histoire de ta Terreur, t. VU, p. I(i7 et suiv.

Marat entre au milieu des applaudissements ; il reçoit une couronne des mains du président. Il monte à la tribune, où un enfant de quatre ans lui présente une autre couronne.

[C..., membre du Tril)nnal révolutionnaire, demande que la Société invile ses colléi^ues à faire imjjrinu'r la déclaration du jury dans le procès de Marat.

— Lcgcnilre observe qu'il suffirait <le quatre lignes pour éclairer les dé|)artcmcnts. — Marat déclare qu'il se charge de ce travail.

Maure lit une adresse rédigée en faveur de Marat par les sections de la commune d'Auxcrre, réunies en assemblée générale. La Société en arnUe l'imj)ression et l'envoi aux Sociétés affiliées. — Thuriol demande que le Comité de correspondance invite les Sociétés populaires à « j)rénuuiir l'esprit public dans les départements contre le poison » de (iorsas et de Brissol. {Adopté.)

— ChàlfUi accuse les généraux qui dirigent les forces de la République contre les Vendéens. Le ci-devant baron Menou a dit qu'il désespérait du salut de la Républi(iue, ])arce ([ue les officiers étaient nonnnés par les soldats. Rerruyer ne songe qu'à boire, à manger et à s'amuser. — Marat attaque Le Brun et les couunis de Boucliolle el du ministre de la marine. — Hasxrnfratz alla([ue i'adniinislralion d(>s sul>sislances. II deuiaude (pi'ou dresse nue liste des gens (pii composent les bureaux, afin de ciiasser tous les aristocrates.

— Basiro propos(> ([u'on demande celte liste aux ministres.]

RonESi'iKiuiE. ■ — ,1e dis qu'il est des ministres avec lesquels la Société ne doit avoir aucun commerce, aucune correspondance. On peut obtenir cette liste par le canal des emploNCs patriotes qui sont dans les bureaux. J'ajouterai uiuî observation décisive, c'est que la réforme des employés suspects dépend du Comité de salut public, car son premier soin doit être d'épurer toutes les administi-ations.

M.\nAT. — Le motif que le prénpinant vient d'alléguer me paraît frivole, car \\\\ patriote pur povu-rait comnmniquer avec le diable. Nous dirons aux ministres : « Nous vous demandons la liste de tous les employés pour être à portée de vous indiquer quels sont ceux que l'intérêt i)ublic vous permet de conserver. »

Robespierre. — Je réponds à cela qu'on peut prendre cette mesure avec les ministres reconnus patriotes : quant aux autres, il faut commencer par les chasser, au lieu de corresiiondre avec eux.

[La proposition de Marat, avec ramendement de Robespierre, est adoptée. Diverses délégations sont admises.]

La séance a été levée à dix heures.

136 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [26 avril 179;{]

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