C'est le " oolléfiuc de Lequiniu » qui parle
2. Roux, ou plutôt Leroux {Almanach national de 1793, p. 280\ juge de paix de la section de ITnité, avait été arrêté par le Comité révolutionnaire de cette section. Après un vif débat, la Convention ordonne sa mise en liberté, le 17 mai 1793, au moment même où la municipalité de Paris prenait la même mesure. Cf. Moniteur, t. XYI, p. 406, 407, 408, et Mortinier Ternaux, Histoire de la Terreur, t. VII, p. 231-23J.
108 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [11» mai 1793]
5;es poches pleines de libelles, dont un commençait par ces mots : « Peuple souverain, peuple imbécile. »
Citoyens, permettez-moi de vous présenter la Société des hommes du 10 août, qui se sont réunis en Société populaire dans la maison des Filles-Dieu, rue Saint-Denis. Ils ont dit qu'ils ne commenceraient point leurs travaux avant d'avoir obtenu l'affiliation de la Société des Jacobins. [Applaudi.)
La Société leur accorde, par acclamation, Tafliliation et la correspondance.
Le Président fait lecture d'une lettre par laquelle le citoyen Boulanger, nommé à la place de commandant-général*, annonce qu'il ne peut accepter cette place, et que sa démission n'est pas déterminée par une feinte modeste, mais par le sentiment intime de son incapacité. Il invite la Société à choisir d'autres candidats.
La Société arrête qu'il sera envoyé, séance tenante, des commissaires pour engager Boulanger, au nom du bien public, à accepter une confiance que son civisme justifie.
Une députation du Club des Cordeliers et des citoyennes de la Société révolutionnaire des femmes est admise. L'orateur annonce une pétition, rédigée par les membres réunis de ces deux Sociétés, et fait lecture de cette pétition, dont voici la substance :
« Mandataires du peuple, la patrie est dans le danger le plus imminent; si vous voulez la sauver, il faut employer les mesures les plus vigoureuses... >> [Bruit.)
« Je réclame, s'écrie l'uraleur, la plus grande attention ! » Le calme renaît.
Il continue : « Sinon le peuple va se sauver lui-même. Vous n'ignorez pas que les conspirateurs n'attendent que le départ des volontaires, qui vont combattre nos ennemis de la Yendée, pour immoler les patriotes et tout ce qu'ils ont de plus cher. Pour prévenir l'exécution de ces horribles projets, hâtez-vous de décréter que les hommes suspects seront mis sur-le-champ en état d'arrestation, qu'il sera établi des tribunaux révolutionnaires dans tous les départements et dans les sections de Paris.
i: Depuis longtemps, les Brissot, les Guadet, les Vergniaud, les
Gensonné, les Buzot, les Barbaroux, etc., sont désignés pour être les
états-majors de l'armée contre-révolutionnaire. Que tardez-vous de
les décréter d'accusation ? Les criminels ne sont sacrés nulle part.
« Législateurs, vous ne pouvez refuser au peuple français ce grand