‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 47 sur 141 · SÉANCE EXTRAORDINAIRE DU MARDI ^1 MAI · texte numérisé non relu

SÉANCE EXTRAORDINAIRE DU MARDI ^1 MAI

PRÉSIDENCI': DE BENTABOLE

[Un membre dénonce La Valolto comnio un ei-dovanl noble, susin-ol ilavoir été feuillant avant le 10 août. La Société arrête qu'elle n'appuiera pas sa nomination. — La Société de Saint-fiermain-Laval, présentée par celle de Lyon, obtient l'arfiliation. — La Société arrête que l'alVairc de Périgny et de Monge sera renvoyée à une commission parliculière.]

PRÉSIDENCE DE BEXTABOLE

[l'n citoyen de Cherbourg écrit pour dénoncer l'adjudant général La Uue '.]

in membre annonce la deslitiition de Patris, imprimeur tle la Commune, et qui a été précédemment chassé de la Société des Jacobins.

[bufournii déclare cpu^ Patris a refusé d'imprimer un journal rédigé par Camille Desmoulins. Il passe ensuite à la question des billets de tribune. Il dit qu'on en oIVre quarante aux sans-culottes. Il faut que ceux-ci les déchirent. — Un viilUaire se plaint que Paris soit couvert d'afliches brissotines. La Société nomme deux commissaires pour accélérer les impressions et afliches qui ont été décidées dans les précédentes séances. — Une (h'putatioii (le la Socb'h' de La Rochelle demande des commissaires pour l'accomjiagner au Tribunal révolutionnaire, où elle va porter des ])rcuves de la trahison du général Marcé *. La Société nouune à cet elTel Bourdon (^de l'Oise), Maure, Bentabole, Lejeunc et Thirion. — Un membre dénonce Westermann ; il déchire que des pièces déposées au greiïe du Chàtelet prouvent (pi'il a volé de l'argenterie chez un traiteur. — Bourdon accuse le dénonciateur d'être un ancien garde-du-corps. Celui-ci s'en délcnd.]

La séance a été levée à onze heures.

1. Voir Recueil des actefs du Comité de s(dut public, t. IV, p. li.'i.

2. Sur la triihisou du général Marcé. voir Recueil des acles du Comité de salut public, t, lit. p. 12G.

204 SOCIÉTÉ DES JACÛDLNS [24 mai 170:5]

l'RÉSIDENCE DE BENTABOLE

Un membre demande qu'il soit envoyé, aux quaranlc-huit sections de Paris, copie de la lettre de Nîmes et de celle du Comité central de Châlon •.

Un membre observe qu'il est inutile d'envoyer ces lettres dans les sections, qui sont toutes gangrenées. [Bruit.)

« C'est une raison de plus, répond le préopinant, pour envoyer ces lettres : si la majorité des sections de Paris est gangrenée, il faut leur prouver que tout le monde ne pense pas comme elles. »

Un membre demande que ces lettres soient envoyées aux citoyens et non aux présidents des sections.

La Société arrête l'impression de ces deux lettres et leur envoi aux Comités révolutionnaires des quarante-huit sections de Paris.

\Un membre annonce que le Comilé de salut pultlic lui a promis d'envoyer dans les bureaux du minislérc de la guerre des iiuLes sur riacivisme de l'adjudant général La liue.]

Le Président annonce que le général Kellermann, qui part pour la Vendée, demande la parole avant son départ.

Kellermann monte à la tribune et dit : « Frères et amis, les accusations dont j'ai été l'objet ont constamment été reconnues fausses. J'ose assurer que le plus léger soiq^çon n'est pas resté dans l'esprit de ceux qui ont éclairé ma conduite. Je ne me plains pas d'avoir été en butte à la défiance des patriotes; la République a été tant de fois

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