‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 52 sur 141 · Nous n"avuns pas retrouvé cet iuipriuié · texte numérisé non relu

Nous n"avuns pas retrouvé cet iuipriuié

2. Voir Recueil des actes du Comité de s(dut public. 1. IV, p. 390, et Moniteur, t. XVI. p. o36.

216 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [^\ mai 1793]

« Tant mieux! s'écrie l'orateur; mais fallait-il attendre jusqu'à ce jour pour détruire le monument le plus caractéristique du despotisme ? Tous n'avez pu arracher que ce soir ce décret salutaire. Ne nous reposons pas. Lâches ennemis, renoncez à votre espoir, il est chimérique, et la constance de la liberté est telle qu'elle triomphera de tous vos efforts 1 »

Le Vice-Président fait l'annonce suivante :

« Le commandant-général provisoire * invite la Société des Jacobins à communiquer avec lui par l'intermédiaire du citoyen Baillemont, et à lui dire si elle a quelque inquiétude sur la chose pul)lique. »

La Société nomme pour commissaires ad hoc Terrasson et un autre membre.

Un Militaire. — Il y a trente-six heures que je devais partir, et j'ai retardé mon voyage, parce que le canon d'alarme devait tirer il y a huit jours. J'ai vu avec indignation que hier la garde nationale escortait encore le saint sacrement.

Vous pouvez m'employer en tout et partout. Je commande sept cents hommes à Châteaudun. L'aristocratie m'a refusé des fusils, mais je compte en trouver au moyen de la sainte insurrection. On a envoyé ma hgure à Coblentz, parce que j'ai guillotiné Louis Capet, mais je frapperai bien d'autres scélérats.

Un Citoyen. — Le citoyen Mittié vous a dit que la peur avait fait faire une bonne motion à Yergniaud'; moi je la regarde comme un remercîment aux aristocrates d'avoir empêché les patriotes de donner à leur insurrection le caractère qu'elle devait avoir. Hébert vous a dit que les membres du Comité dictatorial étaient hors de la loi et qu'on pouvait courir sus. Je dis que tous les citoyens doivent poursuivre ces ex-dictateurs et les vingt-deux députés indignes de la coniiance du peuple, et je pense que le peuple ne doit pas cesser d'être debout tant que ces vingt-deux n'auront pas porté la jDeine due à leurs crimes.

Un Militaire. — Nous avions, après le jugement de Capet, établi un Comité de surveillance. On a invité plusieurs fois les membres de cette Société à se rendre à ce Comité. Je demande que vous déclariez la séance permanente. Quand nous sommes debout, les aristocrates tremblent et se cachent. Je demande que ma motion soit mise aux

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