‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 60 sur 141 · Yoir la pièce suivante · texte numérisé non relu

Yoir la pièce suivante

■2U SOCIÉTÉ DES JACOBINS [7 juin 1793]

Bourdon. — J'engage la Société à demander que le rapport sur ralïaire dos conjurés soit suspendu jusqu'à ce que les pièces de la procédure contre d'Orléans soient inventoriées. Un de mes collègues m"a assuré qu'il y avait des preuves que Petion avait î'euillantisé d'Orléans, et Montpensier écrivait : « Il est bien malheureux que mon père se soit laissé feuillantiser par Petion, et que nous ne puissions plus mettre les pieds dans les Sociétés populaires. »

[Mifiié fils présente à rAssemblée lo citoyen ïrenck, victime du despotisme des tyrans d'AlIomai^ne. II annonce qu'il va publier un })(''riodi{[uc ap- ])elé Journal de TrenckK — Le Président veut admettre Trenck au nombre des Jacobins; la Société décide quïl sera soumis aux formes ordinaires.]

1/71 membre annonce que le Comité épuratoire doit terminer demain ses opérations, et invite les citoyens qui ont reçu des avertissements à se trouver à ce Comité demain à quatre heures précises.

Boissel demande le rétablissement du Comité de présentation, pour aider le travail du scrutin épuratoire.

Cette proposition, appuyée par Lcgendre, est adoptée.

l^n des Secrélaires fait lecture d'une lettre de Marat, par laquelle il demande que la Société entende la lecture de son journal, dans lequel il propose une fédération pour dimanche prochain.

Un membre demande qu'on supprime le mot de fédération, et qu'on le remplace par celui de fraternisltion.

Bentaiîole. — II ne faut puint s'arrêter aux mots ; il est question de faire une étroite alliance, un pacte d'union entre les patriotes ; voilà l'idée qu'il faut attacher à la proposition de Marat, et son projet de fédération est aussi agréable qu'utile dans les circonstances actuelles.

Un membre combat celte motion.

La Société ajourne la proposition de Marat.

[Mazaei déclare que le maire de Montpellier est l'ailde et s"est laissé brissotiser.

Giiillard lit une lettre des citoyens d'Arcis-sur-Aube, qui demandent (pi'on envoie les vingt-deux députés arrêtés au Tribunal révolutionnaire; il annonce que la ville de Paris a reçu l'adhésion du district d'Andioise et celle de la ville d'Orléans à l'insurrection des jours derniers.

Un administrateur du drpariement de l'Eure dé(darc que, s'il a signé l'adresse envoyée dans les derniers jours d'avril à la Convention par son dé|)artement, et rédigée sous l'intluence de Buzol, c'est qu'on ne la lui avait })as montrée luul eiilière. 11 annonce (pi'il arrive de Marseille, oii le parti de

1. Sur co journal, ipii |)arut en cllet suiis ce litre, ihi l.j juin au li'J juillet 1793, voir Tounieux, Biblionriipliic, t. il. n" lO.SOÎ et lO.S'J't A.

Harbaroux est vainqueur. — Gaillard annonce qu'une ])étition est rédigée pour inviter la Convention à déclarer Marseille en état d'insurrection. Il invite les membres à la signer. La Société ajourne la discussion sur cette proposition.]

La séance a été levée à onze heures.

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