‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 63 sur 141 · Voir plus haul, p. ûHt · texte numérisé non relu

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[12 jL-ix 1793] SOCIÉTÉ DES JACOBINS 2:;i

Le Président fait une réponse digne de ce trait de civisme et d'attachement aux vrais principes.

^ [Un membre déclare que le Comité de salut public a eu tort de surseoir à l'exécution du décret d'arrestation contre Paoli. La Société arrête qu'on fera une adresse en italien pour ramener les Corses dans le devoir. — Dnfounvi lait lecture d'une lettre dans laquelle La Clievardière et Momoro annoncent à leurs collègues du département de Paris la prise de Saumur par les rebelles. — Il annonce que le département de Paris a pris des mesures pour envover immédiatement en Vendée mille canonniers et quarante -huit pièces \le

canon

^ Chabot annonce que deux déi)utés ont été arrêtés à Bordeaux ; il accuse (.arra, représentant à l'armée de Vendée, d"étre un brissotin. Il ne s'est pas présenté à la Société populaire de Blois, il a cassé le Comité central de celte ville, composé de patriotes. Il demande que la Société adresse à la Convention une pétition pour demander le rappel de Carra. - Le Président remarque que Carra a été rejeté de la Soci(-té par le scrutin épuratoire.

Robespierre fait observer qu'au lieu de demander sans cesse au peuple de partir i)our l'armée, on ferait bien d'épurer les états-majors. - Le,jendre prononce un discours pour approuver les propositions de Robespierre. Il dit:]

Robespierre, qui ne s'est jamais trompé sur les événements politiques, descendra du rocher, électrisera tous les cœurs par l'ascendant de son éloquence. [Bniit.) Je ne sais pas si je blesse les oreilles de quelqu'un en parlant de Robespierre ; mais je répète que j'honore ses principes, que j'admire son courage.

De nouveaux murmures se font entendre, l'orateur aperçoit l'interrupteur et s'élance vers lui avec la rapidité de l'éclair.

Une grande agitation règne dans l'assemblée, le Président se couvre et ramène le calme.

[Legendre termine son discours en conlinuant à l'aire l'éloi-e de Robespierre; il est applaudi.]

RoBESPiEi^RE. - Je déclare que mon intention ne fut jamais de m'élever contre les autorités constituées. Je ne doute point de leur zèle et de leur dévouement à la chose publique, fjuant à la présence de la Montagne à la Convention, je dis que ce moyen est bon ; mais d est msuffisant : c'est en vain qu'on se présente tous les jours à la Montagne, si on n'a pas un plan suivi. Si nous étions unis, si nous avions un accord de principes, chaque patriote aurait une confiance, une énergie qu'il n'a pas. Quant à moi, je déclare que je reconnais , mon insuffisance. Je n'ai plus la vigueur nécessaire pour combattre \ les intrigues de l'aristocratie. Epuisé par quatre années de travaux

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