Vuir Procès-verbal de la Convention, t. Xlll, p
252 SOCIETE DES JACOBINS [12 .iii.n 1793]
pénibles et infructueux, je sens que mes facultés physiques et morales ne sont point au niveau d'une grande révolution, et je déclare que je donnerai ma démission. .. {Plusieurs voix s'écrient : « Non, non ! »)
Je conclus à ce que tous les députés patriotes se réunissent dans le sein de la Société, pour concerter les moyens de salut public. Il faut qu'on se réunisse avec la volonté ferme d'opposer une phalange redoutable aux efTorts combinés de nos ennemis ; car telles sont les circonstances périlleuses où nous sommes. Il faut que le peuple déploie toute la force dont il est capable, et qu'il soit secondé par tout ce qu'il y a de plus pur et de plus incorruptible pour résister à ses ennemis extérieurs et intérieurs. Voilà mes dernières réflexions. [Applaudi.)
La séance a été levée à onze heures.
PRÉSIDENCE DE BOURDON (dE l'OISE)
[Lecture de la correspondance. La Société de Caycnne (Guyane) ccril, à la date du 29 décembre 1792, qu'elle adhère à la suspension de Capet. — i\7colas, imprimeur du Journal de la Montagne, invité à répondre aux accusations de Bentabole', dit que le journal est mal imprimé parce qu'il y a des malveillants parmi les ouvriers. — Bentabole annonce que le Conseil général du département de la Manche a pris j)arti contre les intrigants du Calvados. — Un membre rapporte que les sans-culottes d'Amiens ont brûlé publiquement l'arrêté du Conseil général du département de la Somme, qui prescrivait de faire marcher la force armée sur Paris, et invitait les autres départements à suivre cet exemple. L'affiliation est accordée à la Société d'Amiens.]
Un membre fait lecture d'une adresse du citoyen Lechard, membre de la Société sur le triomphe que les patriotes ont remporté sur la faction des hommes d'Etat.
La Société arrête l'impression de cette adresse et l'envoi aux Sociétés affiliées*.
Danton obtient la parole. [Applaudi.)
-1. Voir plus haut. p. 2i;j.