‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 71 sur 141 · CHANSON PATRIOTIQUE · texte numérisé non relu

CHANSON PATRIOTIQUE

Air : Cest ce qui me console.

Amis, assez et trop longtemps, Sous le règne affreux des tyrans,

On chanta les despotes ! [bis.) Sous celui de la liberté, Des lois et de l'égalité.

Chantons les sans-culottes ! (bis.)

Si l'on ne voit plus à Paris Ducs insolents, petits marquis, Ni tyrans à calottes ;

ment de Magniez, décrété d arrestation le 22 juin 1793. Procès-verbal de la Convention, t. XV, p. 2i.

1. Mesures de salut public, proposées à la Société des Amis de la Liberté et de l'Éffalilé séante aux Jacobins, dans la séance du 7 juillet 1793, l'an II, par Aristide Valcour. Paris, imprimerie des 86 départements et de la Société des Jacobins, s. d., in-S" de 14 p., Bibl. nat., Lb 40/2319. — Imprimé également dans le Journal de la Montagne, t. I, pp. 270-274.

7 jullet 1793] SOCIÉTÉ DES JACOBINS

En brisant ce joug infernal, Si le pauvre an riche est égal, C"e?t grâce aux sans-culotles 1

Leurs fronts, à la terre attachés, Dans la poussière étaient cachés

A l'aspect des despotes ; Levons-nous, ont-ils dit un jour :

A has, messieurs ! Chacun son tour

Vivent les sans-culuttes !

Malgré le (puitorze juillet.

Nous étions trompés en eiïet

Par de faux patriotes ; Il nous fallait la Saint-Laurent \ Et de ce jour lévénement

N'est (lu (|u'auN sans-culottes !

Ce jour fît reculer Brunswick, Donna la chasse à Frédéric.

Certes, nul ne s'y frolle; Adieu leur voyage à Paris; Mais pourquoi n'avaient-il pas pris

Conseil des sans-culottes ?

La tète de Capet tomba.

Son sceptre d'airain se courba

Devant les patriotes ; Au règne désastreux des rois Succéda le règne des lois,

De par les sans-culottes !

Dumouriez voulut à son tour A Paris venir faire un tour.

Contre les patriotes; C'est que Dumouriez n'avait pas Prévu que ses braves soldats

Etaient tous sans-culottes 1

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