Ce fait est rapporté par le Journal de la Monlarjne
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même fait guillotiner un très grand nombre d'aristocrates dans la Vendée. [Applaudi.) Je dois maintenant nier un bruit que j'ai entendu en arrivant à Paris, que la garnison de Mayence fût bloquée. Celte nouvelle est précisément inverse de ce qui existe.
[Monioro onire onsuito dans un lUHail très circonstancié do tout ce dont il a été témoin dans la Vendée. Il annonce qu'il fera imprimer son rapport, avec des notes qui donneront une connaissance entière de l'état des choses dans ce pays.
Bentahole demande la i)arolc j)Our cxj)0scr quelques moyens de salut public. Voici les principaux j)assages de son discours :
« II faudi'ait que tout citoyen, armé maintenant d'un fusil, en fit hommage à la j)atrie ; les piipies suffisent pour la garde des villes, et les lusils doivent tous être portés aux frontières. A Lille, toute la garde nationale est armée de beaux et bons fusils; cependant elle ne veut j)as s'en défaire, et les jeunes gens requis partent désarmés. Il est un autre objet encore sur lequel il faut porter les yeux : nous n'avons pas de cavalerie; tout le monde sait que c'est par là que l'ennemi a sur nous des avantages. Il est un moyen de les balancer; c'est de doubler notre artillerie volante, qui fait l'cifct le plus incroyable, et sur nos ennemis, et sur nos troupes mêmes, en les encourageant. C'est ensuite les subsistances des armées qu'il faut qu'on surveille et qu'on soigne. "
L'orateur engage la Société à demander au ministre de la guerre de réformer les administrations gangrenées, d'établir derrière les armées de grands magasins qui les mettent dans le cas de ne craindre plus la disette, et qui leur fournissent à chaque instant leur nécessaire. Il continue ainsi :
« Je profite de cette occasion pour relever une grande erreur. On vous a dit que les généraux sans-culottes s'instruiraient de leurs propres fautes, et remplaceraient bien ces nobles qu'on croyait seuls dépositaires des talents militaires, et qui pourtant n'en avaient souvent pas même l'aperçu. Do même, les représentants du peuple profiteront de leurs propres erreurs, et bientôt tireront parti de leurs fautes pour en éviter do nouvelles. Le Comité de salut public a proposé une mesure que je crois défectueuse ; c'est de retirer aux représentants du peuple près les armées l'immensité de leurs pouvoirs, et de les circonscrire à beaucoup d'égards. Je vous assure que, du moment qu'on retirera aux députés près les armées, qui y sont très puissants, leurs pouvoirs illimités, dès lors ils perdront toute considération, et les plus grands malheurs peuvent résulter de cette mesure ; qu'on exerce fortement la responsabilité, mais qu'on leur laisse leurs pouvoirs. »
Boulanger et Hrbert a])puient les observations de Bentabole au sujet des piques et dés fusils.]
La Société nomme une commission pour porter au Comité de salut public les propositions de Bentabole.
Elle arrête, sur la proposition d'un membre, qu'on portera au Comité de salut public la demande de faire mettre en état d'arrestation tous les gens suspects et les parents des émigrés, pour nous servir d'otages ; celle encore de Momoro, d'engager Rossignol à publier sa
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correspondance avec Ghalbos, pour prouver qu'il n'a point, comme l'a dit iMerlin, donné à celui-ci l'ordre de se replier.
[Un citoyen présente à la Société Souborbiolle, jacobin depuis 1790, désigné pour être chirurgien-major de l'armée révolutionnaire : il est reçu au milieu des applaudissements '.]
La séance est levée à dix heures.
PRÉSIDENCE DE DU BARRAX
[Un cUoi/en, envoyé parla Société populairo de Séez, dénonce les fermiers et receveurs des ci-devant seigneurs. Il demande qu'ils soient tous exclus des fonctions j)ubliques.
Tcvrasson appuie cette proposition, qui est adoptée. Taschereau et Raisson sont nommés i)Our la jtortcr au Comité de salut public. Il est également arrêté que ces commissaires représont(>ront. au même Comité combien il est dangereux que des particuliers fassent valoir des fermes trop considéral)lcs.
Sur la proposition de Raisson, la Société arrête qu'elle tieudra désormais ses séances les 3, 4, 6, 8 cl 9 de cliacfuo décade. D'après ce nouvel arrangement, la première séance aura lieu lundi prochain.
Cnraffc dérlare qu'il persiste à demander l'alTdialion pour la Société de Constantinoiile.
Tascherc/ni dit : « On sait que les .lacobins ont jure d'exterminer tous les despotes; ce serait donc provoquer une rupture avec la Porte-Ottomane que de former une Société à Constaiitinoplc ou de correspondre avec celle que l'on y dit établie. Les Turcs sont bien disposés en notre faveur; il faut savoir en ijrofiter, et ne pas nous priver de cette ressource, qui peut devenir importante. Ce serait d'ailleurs exposer à de grands dangers les vrais Jacobins qui peuvent s'y trouver : reconnus, ils seraient infailliblement la victime de leurs bonnes intentions. »
Moi'nne appuie la proposition de Taschereau. « Nous avons, dit-il, un grand commerce de grains avec ce pays; la moindre erreur peut nous enlever cette ressource. »
Chabot. — Les hommes qui composent ce club sont des Français, et non pas des Musulmans; or on sait hien que, parmi ces Français-là, il n'y a pas de sans-culottes. Ce sont tous négociants, tous mus-