Tome IV
594 SOCIÉTÉ LIES JAÙJDINS ^17 i.Éc. ITOiîj
SÉANCE DU LUNDI 17 DfXEMBRK 179-2, L'AN 1" DE LA RÉPUBLIQUE
PRÉSIDENCE DE DUBOIS-CRANCÉ
On lit le procès-verbal et la corresiioiulance.
GoLPiLLEAU '. — Je viens vous faire quelques réflexions sur la fatale journée d'hier. La minorité de l'Assemblée législative a sauvé la patrie : eh bien, c'est la minorité de la Convention qui doit encore sauver la chose publique. '.{/)plaudi)Pour opérer le salut puldic, il e-t nécessaire que nous soyons tous unis. Les décisions les plus importantes dépendent du bureau, et, si le bureau est mal composé, nous sommes sûrs d'être le jouet de l'intrigue, et, si le bureau est mal composé, il ne faut en accuser que la lâcheté des patriotes. Jamais les Assemblées constituante et législative n'eurent un bureau plus infernal que celui que nous avons actuellement; à l'exception de Saint- André et de Saint-Just, je ne donnerai pas deux sols du reste *. Il faut que vous marquiez au sceau de rignominie les patriotes (jui ne se rendront pas à leur poste les jours où l'on formera le bureau : c'est le seul moyen de sauver la liberté; que dis -je? la liberté ne périra pas; quelque mauvaise que soit la Convention, elle n'anéantira jamais la liberté, car le peuple saura bien se sauver lui-même. Si les patriotes avaient été à leur poste, on n'eût pas présenté contre Égalité un décret (jui lait fi-émir tout Paris et qui fera frémir toute la Uépulili(pit'. Égalité a demandé aujourd'hui la parole pour ex|di(pier ses intentions sur le décret d'hier : il parait (pic le* décret sera rapporté, {-applaudi.)
Il faut que nous nous serrions de [dus en i)lus autour du rocher de la Montagne, et que nous y mourrions ou (juc nous y sauvions la liberté.
V(»us vous dites républicains, vous n'êtes que îles enfants en républicanisme, puisque vous avez peur d'une seule famille. Ou'on ne me cite point les exemples de l'ancienne Rome, les Romains étaient des