‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 3)Chapitre 108 sur 131 · C'est fioupilleau (de Montaigu · texte numérisé non relu

C'est fioupilleau (de Montaigu

2. La ronvciition était alors pirsidrc par Dort'iiUDii. Les sccn'tairos étaient Trcilhard, Saint-Just, Jeaubon Saiiit-Audré, CreuzO-Latouclic, Ussclin et J.-B. Louvet.

enfants auprès de nous; ils ne connaissaient pas tous les replis du cœur humain, et nous les connaissons tous. Je crois donc que dans ce moment nous n'avons pas d'autre parti à prendre que de nous tenir fortement attachés aux principes. Que les vrais patriotes se réunissent donc pour défendre Égalité [applaudi), et que Ton imprime le cachet de l'ignominie sur le front de ceux qui ne se rendront pas à leur poste le jour où on renouvellera le bureau. [Applaudi.)

Drouet. — Que la liberté se couvre d'un voile, la souveraineté flu peuple a été outragée. Les représentants du peuple n'ont pu parler librement dans le sanctuaire des lois. Nous avons été obligés d'être en insurrection contre la majorité. Nous avons entendu Lanjuinais nous appeler ro3'alistes, brigands. C'est avec les larmes aux yeux que je viens me plaindre ici de cet outrage. SoufFrirez-vous que l'on insulte ainsi le peuple de Paris? Le but de la motion de Buzot est de persuader que la minorité de l'Assemblée est royaliste. Si nous laissons violer les droits du peuple, on voudra renvoyer de l'Assemblée tous les factieux, au nombre desquels j'ai l'honneur d'être. J'élève ici la voix : car, si la liberté du peuple était exilée, elle se retirerait ici. Quoi ! la famille d'Égalité aurait le même sort que celle des d'Artois et des Gondé? Oii trouvera-t-elle un asile? Elle n'en pourrait trouver nulle part. C'est donc une révoltante injustice que de la condamner à l'exil.

[Boberl prononce un long discours contre Roland et sur la situation politique '. — Mendouze, accusé d'être l'ami des Brissotins, se justifie. Il explique pourquoi il est l'ami de Petion.]

Béai rend compte du succès de la pétition du corps électoral. Il assure qu'ils (sic) ont été applaudis et qu'ils ont eu les honneurs de la séance, mais que le président a fait l'éloge de la conduite du Conseil exécutif. Lulier assure que la réponse du président lui a été envoyée par le pouvoir exécutif et qu'il l'a vue remettre entre les mains du président.

1. Ce discours ne se trouve pas dans le compte rendu de la séance, ruais daus la Correspondance, n° 142. II a été imprimé à part, sous ce titre : Discours sur l'état actuel de la République, par François Robert, député du département de Paris. — Imp. Potier de Lille, 1792, in-8 de 31 pages. — Bibl. nat., Lb 40/2288.

u96 SOCIÉTÉ DES JACODINS [19 déc. 1792]

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