SÉANCE DU LUNDI 14 JANVIER 1793 L'AN W DE LA RÉPUBLIQUE
[Discours de }liitié fils sur les intrigues qui ont lieu à la Convention pour sauver Louis XVI. La Société en arrête l'impression ^ et l'envoi. — Nomination de huit commissaires pour assister à la cérémonie de la prestation du serment par les fédérés des 8i départements. — Dénonciation des intrigues de Roland dans les départements. — Deux canonniers, venus de Thionville, dénoncent Wimptî'en et Précy. — Le général Berruyer observe que la place de Longwy est dans un état de défense jjitoyable. — On annonce que le ministre de la guerre l'aclie a permis aux sections du Finistère, de l'Observatoire et Donne- Nouvelle, de faire venir de Saint-Denis les 132 pièces de canon de tout calibre qui s'y trouvent, afin de « contenir les intrigants de tout genre qui veulent exciter des troubles ». — Séance levée à dix heures et demie.]
i. Le l'alrlofe français prête ici à .Moncslier les paroles suivantes : « Je ili'clare, pour mon compte, que je suis en iiisurrection et f|ue, si japeriTiis un aristocratf. un Feuillant, ou Holandiste, ou un autre gredin de ce j;enre, je l'assassine à linstant. » {Applaudi.)
2. Sociélé (les amis de la liberté et de l'r</itlitr. Discours si/r In cofililion qui domine à la Convention nationale, prononcé par Mittik fils, membre de la Société des Jacobins de Paris {\i janvier IVJ'.i/. — Inij». Potier de Lille, s. d., in-S de 8 i». — l»il)l. nat., Lb 40/2297.
[IGjanv. 1793] SOCIÉTÉ DES JACOBINS 679
SEANCE DU MERCREDI 16 JANVIER 1793, L'AN ir DE LA RÉPUBLIQUE
PRÉSIDENCE DE MONESTIER
[Nouvelles et lettres diverses. — Discours d'adieu du maire de Givet, qui retourne à son poste, et d'un citoyen de Mâcon, sur la situation militaire.]
Le citoyen Mittié fils a dénoncé un article de Fauteur du numéro du Patriote finançais, par lequel, en citant l'extrait littéral de la séance des Jacobins, ce journaliste dit que Legendre a fait la motion de couper Louis XVI en quatre-vingt-quatre morceaux pour fumer les arbres de la liberté des quatre-vingt-quatre départements'.
« Il est temps, a dit l'orateur, d'imprimer le sceau de l'infamie sur un journaliste qui se permet de pareilles calomnies. [Bruit.) Je demande que les citoyens Pépin, homme de loi, et Hébert, journaliste, soient chargés de poursuivre Brissot devant les tribunaux. » [Miannures.)
Le Président a exposé que, Brissot ayant été chassé de la Société, le mépris était la seule arme dont on dût se servir envers lui.
[La section du Panthéon-Français vient se prononcer pour la condamnation à mort de Louis XVL]
Un fédéré, après avoir exprimé la joie qu'il éprouvait en voyant les Marseillais, les fédérés des quatre-vingt-quatre départements et les députés des quarante-huit sections de Paris, cimenter par un baiser les doux liens de la fraternité et marcher ensemble sous les bannières du vrai patriotisme, a invité tous ses frères à se rassembler demain sur la place du Carrousel pour y brûler les pamphlets de Roland et verser des larmes sur la tombe de nos frères morts en combattant un tyran qui respire encore, mais dont le glaive de la loi va bientôt purger la terre.
« Nous croyons, a-t-il ajouté, que ce rebut de la nature fmit demain; en conséquence, nous avons arrêté que le général Santerre serait invité à permettre à nos frères de s'assembler demain à midi