‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 3)Chapitre 48 sur 131 · SÉANCE DU LUNDI 10 SEPTEMBRE, L'AN V' DE L'ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

SÉANCE DU LUNDI 10 SEPTEMBRE, L'AN V' DE L'ÉGALITÉ

PRÉSIDENCE DE M. CUOUDIEU

Après la lecture du procès-verbal de la dernière séance, M. Voidel communique une lettre que lui a écrite M. Santerre, pour expliquer les faits qui avaient pu donner lieu à la dénonciation qu'avait faite de lui M. Mazuel à la dernière séance. La franchise de cette explication et les sentiments exprimés par M. Santerre dans cette lettre excitent le plus vif intérêt, et, sur la motion de M. Terrasson, on arrête l'insertion de la lettre de M. Santerre en son [sic] procès-verbal.

Un fédéré demande, à ce sujet, que M. Mazuel soit privé, pendant quelques séances, de la parole dans la Société.

En appuyant sur la nécessité d'éloigner des personnes que la confiance publique a placées aux postes qu'elles occupent tout ce qui pourrait tendre, sans utilité publique, à diminuer cette confiance, et en vouant au mépris qu'ils méritent les dénonciations vagues, et encore plus les calomniateurs, un membre de la Société demande qu'on passe à l'ordre du jour sur cet objet, et sa proposition est arrêtée.

M. MoRAS. — Je me suis acquitté de la commission dont vous m'avez chargé hier, et j'ai présenté à la Commune la pétition que j'ai rédigée sous vos yeux au sujet de la cavalerie. Le conseil de la Commune, faisant droit à ma demande, a ordonné que l'arrêté pris quelques jours auparavant sur cet article serait imprimé et affiché dans tout Paris.

M. Terrasson. — Dans le moment où la Convention nationale va tourner toutes ses vues sur les moyens de donner à la France le meilleur gouvernement possible, il est du devoir de tout bon citoyen d'apporter à son pays le tribut de luuiières dont il se sent capable. Quant à moi, pénétré des vérités contenues dans Jean-Jacques sur les diverses formes de gouvernements, et pensant avec lui que le gouvernement qui tend à procurer aux individus la plus grande liberté doit approcher le plus de la perfection, je crois que le gouvernement fédératif est le seul qui convienne à la France; je demande donc que chacun de nous tourne ses rétlexions sur les moyens de perfectionner cette sorte de gouvernement, nous apporte ici le produit de ses réflexions, ot que, dès aujourd'hui, Tordre du jour soit cette ques-

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