SÉANCE 1)U LUNDI 24 SEPTEMBRE, L'AN 1" DE LA RÉPUBLIOLE
PRÉSIDENCI': DE I-KTION
Lr |ii'ocès-vei"li.il «ir 1.1 ilcrilière séance, daté suivant l'usage de l'an IV lie la liberté, liHunil ;i M. ("Imhol le suji'l de (|uel(pies réflexiiuis,
qu'il termine par demander et obtenir qu'à l'avenir on ne se serve plus que de la date l'an I" de la République.
Cette même rédaction dans laquelle était employée l'expression d'usage : le citoyen tel, donne encore lieu à des observations qui tendent à retrancher cette dénomination, ainsi que toute autre, et à n'employer à l'avenir que le nom seul de la personne. Cette proposition étant adoptée, nous nous y conformerons à l'avenir.
Chabot demande encore que l'ordre du jour soit invariablement fixé sur les moyens de forcer la Convention à organiser 1res promptement et avant tout le gouvernement.
Quelques personnes réclament contre le mot forcer. Chabot justifie cette expression en démontrant que, s'il est vrai que les Jacobins de Paris n'ont pas le droit de forcer la Convention de faire telle ou telle chose , les Jacobins de tout l'empire , c'est-à-dire tous les bons citoyens, ont incontestablement ce droit : « Car, ajoute-t-il, les conimettants ont toujours le droit de forcer leurs commis à suivre leurs ordres, et, si la constitution n'est pas fixée à la fin de novembre ou de décembre, tout au plus tard, si elle n'est par révisée par le peuple avant la fin de mars, c'en est fait de la liberté. »
(( L'Assemblée conventionnelle, dit Chabot, fit un grand pas le premier jour de son ouverture, mais le lendemain elle a fait des pas rétrogrades. On a bien senti que les tribunaux apporteraient une longue résistance à l'établissement des lois favorables à la liberté. S'ils eussent aimé la liberté, ces grands maîtres en philosophie, ils nous auraient laissé apporter un grand émétique dans ces tribunaux, au lieu de pallier le mal, en en décrétant la rénovation : car, ne vous y trompez pas, ces tribunaux renouvelés seront plus dangereux encore, par le soin qu'ils mettront à ne point donner de sujets de plaintes; peut-être même nos grands faiseurs nommeront-ils un ministre de la justice de leur secte endormeuse, qui ne vous dénoncera pas les plaintes qui pourront être portées contre eux.
« Le projet le plus fatal de cette secte endormeuse est celui d'établir le gouvernement fédératif, qui doit ramener bientôt la royauté; or, le système des administrations et des tribunaux conduit nécessairement au système fédératif. Ils se vantent de former les deux tiers de la Convention; eh bien, qu'ils se hâtent de concourir à l'organisation du gouvernement, et je leur garantis ce troisième tiers qui leur manque. Je conclus donc à ce que l'on garde dans la rédaction le mot forcer. »
Un député du Calvados. — Appelé à la Convention nationale par la confiance de mes concitoyens, je dois répondre à cette confiance en
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ne cessant jamais de manifester hautement mes opinions. Je dis donc à Chabot qu'il n'est pas possible de conserver dans le procès-verbal l'expression forcer, puisque nous n'avons pas besoin d'être forcés pour faire la seule ciiose pour laquelle nous avons été envoyés.
Je vois avec douleur qu'à peine la Convention est-elle formée, on parle déjà d'intrigues et d'intrigants. Je déclare que je n'en connais aucun jusqu'ici, et que, si j'en connaissais un, je le nommerais hautement, afin d'attirer sur lui tout le mépris qu'il mériterait. Quoi qu'il en soit, si elle existe, cette intrigue, ce n'est pas par l'aigreur que nous la déjouerons. Dévoilons-la, mais réunissons-nous : car, si nous nous divisons, nous servirons la cause de nos ennemis; réunissonsnous donc, et par notre réunion conservons à la Convention nationale la confiance qui lui est nécessaire pour faire le bien et sauver l'empire. [Applaudi.)
[Boisset dit qu'avant d'organiser le gouvernement, il faut s'occuper des moyens de repousser l'ennemi. — Benlabole ne veut pas qu'on parle de forcer la Convention, et que l'on commence ainsi par un acte de méfiance.]
On lit une lettre de lirissot, qui témoigne le désir de s'expliquer fraternellement avec ses concitoyens, et promet de venir le faire dans la première soirée que lui laisseront de libre les occupations de la Convention nationale.
Le Vasseur '. — Citoyens, j'assiste aujourd'hui pour la seconde fois à vos séances; j'ai vu avec douleur qu'on y [tarlait sans cesse diulrigues et de cabales. Je m'}- connais en intrigants, et je les méprise tous. [Applaudi.) Dans notre assemblée électorale nous avons tous juré haine aux tyrans, et nous tiendrons notre serment; mais quand Chabot vient dire qu'il faut nous forcer à établir notre gouvernement, je lui déclare, moi, qu'il n'est ni dans mes principes ni dans mon caractère d'être forcé en rien. [Applaudi.) Je veux riiuiépendance, mais l'indépendance tout entière. (Applaudi.)
Une voix. — J'observe à l'opinant qu'il parle en souverain.
Le Vasseur, — Non, je ne parle pas ici comme souverain, mais comme portion du souverain, car ici je ne suis pas représentant du
1. 11 y avait à la Convention deux députés de ce nom : Lcvasscur (de la Sarthc) et Le Vasseur (de la .Mcurllu). Ciiiiiiiir ce nom est écrit ici en di'ux mots, on pourrait allirnier rpi'ii s'af^il du député do la Meurllie, si on n'avait vu par tant flexeniiiles combien les noms propres sont inexactement reproduits dans le Joiininl tli's ,l/iri)liiiis.
peuple, mais citoyen, et, en celte qualité, je dis qu'on ne fait pas si vite un gouvernement au milieu des intrigues. Je dis que, pour le bien faire, il faut être maître chez soi, il faut avoir repoussé l'ennemi de notre territoire, éteint toutes les factions. Occupons-nous donc pour l'ordre du jour du soin de repousser nos ennemis, de conserver la paix et de sauver le peuple des agitateurs qui voudraient le remuer sans cesse pour l'empêcher d'adopter un gouvernement qui doit le rendre heureux. [Applaudi.)
Un grand nombre de membres de la Convention nationale se font recevoir dans la Société '.
Chabot combat les opinions des préopinants et reproduit tous les raisonnements qu'il a fournis jusqu'ici sur la nécessité d'organiser avant tout le gouvernement.
Petion vient occuper le fauteuil au milieu des applaudissements universels.
Fabre. — Je dois au soulagement de mon cœur de vous présenter le tableau de ce qui s'est passé ce matin à la Convention nationale. Il a d'abord été proposé hier d'ajourner la formation de toute espèce de gouvernement jusqu'à ce que l'ennemi fût repoussé du territoire français, et cette proposition ne me parait avoir été jetée que pour exciter une frayeur que l'on n'est pas fâché d'entretenir. Aujourd'hui, pour redoubler cette frayeur, il est arrivé une lettre du ministre de l'intérieur qui contenait les détails de quelques excès commis à Ghâlons. Ces excès, présentés d'une manière exagérée et comme étant le produit du délire du peuple français, ont été soutenus par deux ou trois récits qui ont été presque aussitôt démentis. Ce rapport a donné lieu à une motion portant en substance qu'il est temps que les échafauds s'élèvent^; mais, comme il était repoussant de rejeter ces prétendus excès sur le peuple, parce que le peuple est essentiellement bon, on s'est replié sur les agitateurs, qu'on a semblé vouloir désigner dans le sein des Jacobins, des Cordeliers. Cette motion a été combattue par les vrais Jacobins, accusés d'être les flagorneurs du peuple; par ces hommes que vous avez vus sous le joug des décrets,
1. Ici le rédacteur du Journal des Jacobins ajoute : « Nous donnerons, dans le prochain numéro, les noms de ceux qui se sont fait inscrire aujourd'hui. » Il les donne en effet, non pas dans le numéro suivant, mais dans celui où se trouve reproduite la séance du 28 septembre 1792. Voir plus bas, à cette date.
2. En effet, Kcrsaint avait dit : « 11 est temps d'élever des échafauds pour les assassins; il est temps d'en élever pour ceux qui provoquent l'assassinat. » {Moniteur, XIV, 36.)
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écrasés par la loi martiale, exposés aux poignards, au poison, et ces hommes ont presque été traités de factieux. Il présidait à celte motion une telle astuce qu'il était facile de voir que c'était contre les patriotes que cette loi paraissait dirigée.
Tallien, Collot et moi, avons combattu cette motion en démontrant qu'il existait des lois contre les assassins. Alors Buzot est monté à la tribune, et, par un discours qui m'a paru étudié à l'avance, car, s'étant interrompu, il a repris exactement les mêmes expressions, il a fort adroitement tourné la question et est tombé sur la ville de Paris avec un acharnement dont j'ai peine à revenir. Il a dit à toutes les députalions : « Croyez-vous qu'il n'y ait pas dans les députalions des départements assez de sujets courageux pour s'opposer au despotisme de la députation de Paris? »
Une voix. — Je demande la parole contre l'orateur.
Petion, président. — Je la retiens pour moi, pour venger mon ami, quand l'orateur aura fini son opinion. [Tumulle.)
Au milieu du bruit une voix demande la parole contre le président.
Petiox, président. — On demande la parole contre moi; c'est tout ce que je puis désirer de plus, car il faut se connaître enfin. Ce n'est pas seulement comme son ami que je prendrai la défense de Buzot, mais comme le connaissant pourTami le plus chaud de la liberté, de la République et du patriotisme; comme l'homme qui s'est montré le plus courageux dans toutes les circonstances; et certes je vois beaucoup de gens montrer du courage aujourd'hui, que j'ai vus constamment disparaître à l'approche du danger. [Applaudi.)
Fabre. — Je reprends, et je disais donc que Buzot, prétextant dans son discours le plus grand étonnement, disait : « Je suis arrivé i\ Paris, et je ne savais à quoi je devais in'atlcn(b-o; on m'avait annoncé des factions, des poignards, enfin mille autres choses do ce genre »; de sorte que la députation de Paris élait représentée comme composée d'agitateurs, d'i)ommes (jui ne méritaient pas l'estime de leurs collègues. Ce discours se termina par la motion de nommer des commissaires pour pro[)Oser celte loi, dont je vous ai parlé, de charger ces commissaires de s'infoniifi- di' la silualiou de lonl l"(riq>ir(% et surtout de Paris. La troisième partie de celte motion était (jne ces comtnissaircs i-endraieut compte des moyens de mettre à la disposili(tn de la Coiiverilioii naliouale une Curer armée prise dans les (pialrevingt-lrois déparlements.
Je ne veux pas dans ce moment eondiallre ces projets, je me rô-
serve, avec tous les bons citoyens, de les combattre à la Convention; mais je tire de tout cela un résultat, c'est qu'il parait s'élever deux partis dans la Convention, c'est qu'il existe une prévention contre la députation de Paris, prévention qui ne peut être due qu'à de vrais agitateurs, car des députés arrivés d'hier ne peuvent pas avoir de préventions. Je dis qu'il y a un très grand danger à représenter la députation de Paris avec la défaveur avec laquelle on l'a peinte aujourd'hui, et cette espèce de défaveur vient d'un germe de division jeté depuis longtemps dans cette Société même, et je ne suis monté à cette tribune que pour montrer les dangers de cette prévention et la nécessité où sont tous les bons citoyens de se resserrer fortement.
Combien donc cette garde appelée de tous les départements peutelle occasionner des maux! [Murmures.) Quel danger si, chacune de ces forces se rangeant autour de sa députation, Paris voulait prendre fait et cause pour la sienne! [Murmures excessifs.) Ne serait-ce pas là un germe de guerre civile? Eh bien, il est facile d'éviter ce danger en se rapprochant, en jugeant non les hommes, mais leurs actions.
A cette occasion, Fabre fait une longue digression sur Marat, qu'il représente comme un homme après lequel les Cordeliers sont toute la journée à lui prêcher d'être sage. « Sans quoi, dit-il, il eût fait bien autre chose que ce qu'on lui reproche. »
Cette digression, souvent interrompue par la demande de l'ordre du jour, se termine par un^invilation à tous les bons citoyens à déposer leurs préventions réciproques et à se réunir pour le salut public. Cette conclusion est vivement applaudie.
Le membre qui avait demandé la parole contre le président déclare ne l'avoir demandée « que pour rétablir l'ordre, et l'ordre étant rétabli, ajoute-t-il, je quitte la tribune ».
Petion, président. — H y a un ordre de parole écrit, mais je crois que tous les bons citoyens doivent s'attacher à la conclusion de Fabre d'Églantine. Je n'en examinerai pas les prémisses, mais je dis avec lui qu'il ne faut pas de préventions. Quant à moi, j'ai bien conçu jusqu'à présent comment il avait pu exister des partis, mais, maintenant que la royauté est abolie, je ne vois pas quel intérêt pourrait en faire naître. Sans doute, nous voulons tous la liberté générale, et, si nous pouvons nous tromper, ce ne peut être sur le but auquel nous voulons atteindre, mais seulement sur les moyens d'y parvenir. Or, toutes les fois qu'il s'agira du bien public, je ne vois pas comment des intérêts particuliers peuvent exister. Nous devons donc, comme
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l'a dit le préopinant, nous expliquer, et, ?i on a une opinion contraire, c'est une raison <le plus pour s'éclairer, et si, dans une assemblée, on veut s'occuper moins des hommes que des choses, nous frons aisément le bien général, que nous ferons toujours malgré tout.
Pour être une digression, ceci n'en était pas moins nécessaire; maintenant nous allons suivre l'ordre de la parole.
Sur la motion de Moras, on nomme quatre commissaires pour suivre la dénonciation faite, il y a quelques jours, contre le commandant de Sarrelouis.
Biltaud annonce l'intention de combattre le projet de décret et déclare que, lorsqu'il arriva à larmée, il trouva les effets d'une trahison manifeste. « Vainement, depuis huit jours, le général qui commandait notre armée demandait des forces, on ne lui en envoyait pa'^; et demain, ajoute-il, je demanderai à Luckner si c'est spontanément ou par des ordres supérieurs qu'il a refusé ces troupes, et sa réponse lèvera j)lus d'un voile. Aujourd'hui que l'ennemi s'avance et quf' nos forces ne sont pas suffisantes pour l'arrêter, on vous propose une loi de sang et on vous repré>enie les hommes les plus purs comme ayant des intelligences avec l'ennemi, nous qui avons sans relâche combattu contre la guerre offensive. Et qui sont ceux qui nous accusent? Ce sont ces hommes qui ont attiré cette guerre offensive; ils nous accusent sans doute de leurs propres trahisons.
« Si le décret présenté passe, qu'arrivera-t-il? C'est que l'homme qui, dans l'Assemblée, dénoncera une vérité forte sera traité comme un agitateur. Dès qu'il arrivera qu'un traîti-e sera immolé à la vengeance du peuple, on soumettra à la loi prononcée le patriote qui l'aura dénoncé.
„ Oui, il est un parti dans la Convention, dans le peupli", (?'est le parti du peuple, <pii écrasera toutes ces lois de sang. La lettre du ministre do l'intérieur était appuyée par la dénonciation de la fuite du procureur général syndic de la Marne, qu'on représentait comme poursuivi |»ar les baïonnettes; eh bien, le fait est faux, et ce [irocureur général syndic n'a fui que par faiblesse de caractère, lorsiju'il a appris la nouvelle de l'invasion de l'ennemi. Ces faits ne semblent-ils pas amenés lit comme l'assassinat du boulanger pour la loi martiale? »
CoLLOT. — Un fait à l'appui. On a fait un grand crime de l'arrestation du courrier de Strasltourg : eh bien, voilà ce qui y a donné lieu. Il avait été ordonné d'ouvrir les lettres adressées à Condé, à Brunswick, à Coblenl/; des citoyens,' pour s'assurer de l'exécution de cet ordre, ont mis à la boite des lettres pour ces (lersonnages, et, pour
voir si elles avaient été ouvertes, on a arrêté le courrier. Eh bien, qu'en est-il arrivé? C'est qu'on a découvert que les paquets étaient intacts et qu'on n'y avait pas regardé. Voilà cependant sur quoi le ministre de l'intérieur est venu gourmander le Comité; mais demain, j'espère, ce fait sera éclairci.
Grangeneuve, écartant cette digression, discute le décret adopté par la Convention et soutient l'opinion contraire à celle de Billaud ; il démontre que, loin de faire une loi de sang pour le peuple, le but de ceux qui en proposent une nouvelle est de faire tomber la punition sur les agitateurs, qui toujours, après avoir poussé le peuple à des excès, l'abandonnent lorsque la punition de ces excès tombe sur lui. Il reproche fortement à Chabot, dans un moment où il convient qu'une main peut être égarée, d'avoir pu contribuer à égarer une de ces mains en traitant publiquement Brissot de scélérat.
Chabot s'explique en assurant qu'il avait dit seulement que, si Brissot ne donnait pas l'explication du passage de son journal dénoncé à la séance d'hier, il serait un scélérat.
Cette discussion, extrêmement tumultueuse, est interrompue par une apostrophe à voix basse de Camille Desmoulins, que Grangeneuve ^xûAie aussitôt, et que celui-ci désavoue, quoique entendue par Chabot. Cette apostrophe engage Grangeneuve à quiLler la tribune, où il remonte à la sollicitation de ses amis. « Qu'alJais-je faire? dit-il en y rentrant; j'allais porter la peine de Desmoulins. »
Il continue à démontrer, au milieu du tumulte et des applaudissements, que les départements ont sans doute bien le droit d'envoyer chacun une force pour garder et défendre le dépôt précieux qui, quoique confié aux Parisiens, n'en appartient pas moins à tout l'empire.
Merlin prend l'engagement de combattre cette opinion, et, sur la demande de plusieurs membres, la Société arrête qu'elle tiendra demain une séance extraordinaire '.
Barbaroux. — Huit cents Marseillais sont en marche pour Paris et ils arrivent incessamment. (Applaudi.) Marseille, qui a prévu tous les bons décrets, qui a aboli la royauté quatre mois avant qu'elle le fût, a encore prévu le bon décret que la Convention va rendre. Certes, j'ai été bien surpris d'entendre Fabre, à qui je croyais quelque patriotisme, employer, pour combattre ce décret, les mêmes raisonnements
1. Nous ne savons si cette séance fut tenue; en tout cas, le Journal des Jacobins ne la relate pas.
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qu'employa rétal-major parisien pour combattre le camp de vingt mille hommes.
Quoi qu'il en soit les Marseillais arrivent; ce corps est composé d'iioiumes entièrement indépendants du côté de la fortune : chaque homme a reçu de ses père et mère deux pistolets, un sabre, un fusil et un assignat de mille livres. Ils viennent, avec un corps de cavalerie de deux cents hommes, aider leurs braves frères les Parisiens à assurer le règne de la liberté et de l'égalité. [Applaudissements prolongés.)
La séance a été levée à dix heures et demie.