Nov. 17U-2J SOr.lÈTI- DES JACOBINS Wi
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SÉANCE EXTRÂORDINAIHE DU MARDI 20 NOVEMBRE 1792 LAN I" DE LA RÉPUBLIQUE
PRÉSIDENCE DE LE PELETIER
La séance a été ouverte par la lecture du i)rocès-verbal.
Une lettre envoyée par le Club national de Bordeaux a donné lieu à quelques discussions. Cette Société demandait à la Société-mère qu'elle lui fit passer une feuille périodique intitulée la Sentinelle ', dont elle paraissait faire le plus grand éloge. Cette demande a excité les murmures et Tiniprobation d'un grand nomijre de membres.
L'ÉvÈQUE DE Nevers-. — Je demande que l'on désabuse la Société de Bordeaux sur le compte de Louvel; déjà elle parait avoir ouvert les yeux sur la faction brissotine, il faut qu'elle les ouvre aussi sur la faction louveti.ne. J'ai remarqué dans la lettre de Bordeaux, qui nous est parvenue par le canal de Petion, que différentes autres lettres lui avaient été envoyées pour les faire remettre à la Société. Cependant ces lettres ne sont point parvenues à la Société. Je demande qu'elle invite Petion à remettre les paquets dont il doit être dépositaire. (Applaudissemeuls très vifs.)
CiiALES. — La Société est convaincue qu'un des objets les plus dignes de sa sollicitude est de connaître quel est l'esprit public des départements; je vais lui en présenter quelques traits propres à le caractériser. On vous a lu hier une lettre écrite par Paganel dans son département 3, par laquelle il cherche à répandre l'alarme et à inspirer de fausses frayeurs aux esprits inquiets des citoyens éloignés de Paris. Eh bien, ce qu'a fait Paganel pour altérer l'esprit public dans son département, un grand nombre de députés le font dans leurs départements respectifs.
Les assemblées électorales étaient une époque très précieuse pour la faction brissotine. C'est à cette époque qu'on espérait mettre en jeu la révocabilité; on espérait que des adresses viendraient à la Convention pour exclure de son sein les députés les plus patriotes. Ce-