C'était le nom révolutionnaire de la ville de Rove
en (l.ite du 16 floréal, qu'elle a écouté, dans sa séance du 10 floréal, avec la plus grande attention, la lecture du rapport de Sainl-.lusl sur la j)olicc générale.]
La Société des Amis de la Vertu, séant aux ci-devant Petits-Pères, écrit que son premier vœu dans les circonstances actuelles est de se conformer à l'esprit des délibérations de la Société des Jacobins, qui a toujours été son guide ; et en conséquence elle cesse dès ce moment ses séances. — La Société de Galuire annonce qu'elle vient d'armer et d'équiper deux cavaliers ; elle a arrêté que la maison du martyr Chalier, située dans la commune de Cuire, serait réparée par ses soins ; qu'il serait planté un arbre vif à côté de cette maison, et que le buste de Chalier serait porté en triomphe dans une fête civique. —Les Sociétés de Bailleul, de Ferney- Voltaire et de Libremont ' annoncent qu'elles ont fait don, la première, d'un cavalier jacobin, et les deux autres, de deux cavaliers chacune. — Une députation de la section de VArsenal rappelle aux Jacobins qu'ils ont improuvé fortement la conduite de quelques indiviflus, qui se disaient envoyés par cette section pour demander des éclaircissements sur la loi qui accorde des secours aux parents, dés qu'elle a été instruite du vœu de la Société des Jacobins. Les citoyens qui la composent lui jurent union, fraternité et attachement inviolable. {Applaudlssemetits .) — Le sco'élaire fait lecture d'une lettre de la Société de Sedan, contenant des détails satisfaisants sur la situation du département des Ardennes,
[Collot d'Herbois trouve cette Société trop indulgente. « Vous avez entendu, déclare-t-il, que la Société de Sedan vous dit que, par une sorte de générosité, elle en use envers les aristocrates avec ménagement et tolérance, et les regarde comme des brebis égarées. Ce langage n'est point le vôtre, et <;e n'est point, j'en suis sûr, celui de Lcvasseur, auquel nous devons nous en rapporter pour elTectuer le bien et pour connaître le véritable état des choses.. Ce serait un principe bien faux que celui qui serait adopté par la Société qui vous écrit. Les patriotes qui ont été persécutés ne sont pas les maîtres d'être si généreux. Lorsque les aristocrates les persécutent, ce n'est pas pour euxmêmes, c'est parce qu'ils sont patriotes ; ce sont les principes qu'ils attaquent, et auxquels ils font la guerre ; en les tourmentant, c'est la patrie ■entière qu'ils voudraient tourmenter ; ils ne sont donc point les maîtres de se rendre tolérants et généreux à leur gré. Ce qu'ils ont soufi"crt n'est point à eux, ils ne peuvent pas en faire le sacrifice aux aristocrates, ils ne peuvent pas transiger pour mettre de nouveau la chose publique en danger. Tels sont les vrais principes adoptés par vous. Ce qui se trouve dans la lettre qu'on vient de vous lire est diamétralement contraire. » Collot d'Herbois ajoute que,