‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 25 sur 187 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

soit encore agité ])ar les factions, si vous vous ajjcrcevez que la représentation nationale soit en danger, si vous vous apercevez que la liberté soit menacée, appelez-nous ; vous verrez que nous savons plus faire que dire, mieux agir que parler, et que nous sommes, comme nos modèles, dignes de la liberté. » L'autre adresse est envoyée à la Convention par la Société de Sucy-Le-Peletier (Seine-et-Oise ').

« Citoyens représentants, écrit cette Société, rien n'est impossible pour des législateurs qui savent braver tous les dangers; rien ne peut résister à un peuple pour qui la probité et la vertu sont sans cesse à l'ordre du jour; à un peuple qui, fort de la ])rotcction de l'Etre suprême, de son courage, de la justice de la cause qu'il défend, porte ses armes victorieuses partout où il se présente des ennemis à combattre. >•> I/adrcsse se termine ])ar ces mots : « Nous avons appris avec horreur les attentats nouvellement commis sur les personnes de deux représentants du peuple ; il n'est pas un de nous qui ne désire faire de son corps un rempart à la représentation nationale. Nous jurons d'obéir aux lois émanées d'elle, et tous nous finissons par répéter en chœur ces mots chéris : a Vive la Montagne! Vive la représenlation nationale ! Vive la liberté et V égalité ! Vive la République une, indivisible et démocratique ! »

Deux collectes sont arrêtées en faveur de citoyens indigents, qui réclament la bienfaisance de leurs frères.

Une dépiUation de la Société populaire de Vavgirard lit à la tribune quelques arrêtés de cette Société, et dépose ensuite sur le bureau plusieurs pièces ; elle invite les Jacobins à en prendre connaissance, et à nommer des défenseurs officieux à deux de ses membres, mis tout récemment en état d'arrestation. La Société renvoie la demande et les pièces à son Comité de défenseurs, pour lui en faire un rapport. — La citoyenne Berny fait hommage d'un tableau représentant l'apothéose de Marat. La Société l'agrée avec des témoignages éclatants de sensibilité et de satisfaction.]

Le Président annonce les épouses de plusieurs citoyens d'Orléans mis en état d'arrestation; ces citoyennes viennent pour inviter la Société à appuyer leurs démarches en faveur de leurs maris.

Laplanche observe à ce sujet que le Comité de salut public a connaissance de cette affaire, et qu'il en est saisi ; c'est par son ordre que les époux des citoyennes réclamantes ont été transférés d'Orléans dans les prisons de Paris. — La Société passe à l'ordre du jour motivé sur l'observation de Laplanche. Ce membre invite la Société, avant de passer à son scrutin épuratoire, à entendre les diverses nouvelles annoncées à la Convention.

D'après le vœu de la Société, Laplanche fait un récit sommaire, et entendu avec le plus vif intérêt, de nouvelles prises considérables de bâtiments marchands anglais annoncées par Barère à la Convention dans la séance de ce jour.

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