‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 30 sur 187 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. On trouvera ce discours, avec un réc'.t détaillé de la fête de Granville, dans le Journal de la Montagne du 3 thermidor an II, p. 686.

Le rapport fait à la Société de Laval, sur la conduite des citoyens de cette commune, lors des trois invasions par les brigands, est adressé aux Jacobins de Paris, qui, après en avoir entendu la lecture , applaudissent aux divers traits de courage dont il fait mention.

La Société de Castillon (Bec-d'Ambès) annonce l'arrestation du nommé Coste, notaire, que la bassesse et l'intrigue avaient rendu ami du traître Guadet. Ce Coste est convaincu d'avoir recelé chez lui Petion et Buzot ; il les aida à se travestir, et leur servit de guide dans les voyages nocturnes que firent ensuite ces conspirateurs pour s'enfoncer dans les antres et les cavernes du voisinage. Cette Société promet de ne jamais cesser de poursuivre tous les partisans et complices de ces monstres.

La Société populaiî'e de Commune-Affranchie mande qu'une multitude d'hommes pervers s'est évadé de cette commune et que les plus grands coupables sont du nombre des fuyards. Quelques-uns ont gagné les montagnes de la Suisse, et là ils conspirent encore contre leur patrie ; d'autres se sont réfugiés dans les campagnes ou dans les communes éloignées, y cherchant, mais en vain, un abri contre la surveillance qui les épouvante , et contre le supplice qui les attend.

Cette Société invite les patriotes à se tenir en garde contre la perfidie et la scélératesse de ces lâches imposteurs, qui prennent, partout où ils se trouvent , le masque et le langage du patriotisme ; coiffés du bonnet rouge, ils s'en vont déclamant dans les Sociétés populaires, s'efiEbrçant de surprendre la bonne foi des citoyens qui ne les connaissent point, et plusieurs de ces scélérats se sont ainsi fait appeler aux fonctions publiques, de sorte que l'on en trouve jusque dans les administrations et dans les Comités révolutionnaires.

Le Comité de p7'ésentation fait un rapport sur la pétition d'un nommé Morin, qui demande à rentrer dans le sein de la Société dont il avait été exclu. Le rapporteur , après avoir cité des faits graves à la charge de cet ex-membre, propose de passer à l'ordre du jour.

Jagot et Monestier, députés, sont admis, après avoir passé au scrutin.

Taschereau informe la Société que les patriotes du Midi s'élèvent contre Monestier, qui en a fait incarcérer plusieurs. Taschereau désire en conséquence que le président de la Société invite Monestier à s'expliquer sur les faits qu'on lui impute.

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