‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 32 sur 187 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

2. Dans le Moniteur et dans le Journal de la Montagne, on a imprimé ici par erreur : département de l'Indre. La suite montre qu'il s'agit évidemment du département de l'Ain.

230 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [19 juillet 1794]

dénoncé des arrêtés de Gouly dans le sein de la Société populaire, et qu'il a dit qu'il tendait à la contre-révolution; il déclare qu'en cela il n'a fait qu'émettre librement son opinion, et qu'on ne doit pas le lui imputer à crime.

Gouhj annonce que le préopinant n'a pas dit la vérité en déclarant qu'il avait fait sa dénonciation dans le sein de la Société populaire dont il est membre ; il assure qu'elle a été faite dans le sein de celle de Bourg dont il est membre, où le dénonciateur se trouvait en passant : il insiste pour le renvoi au Comité de sûreté générale. {Adopté.)

Le citoyen Gouillard, du district de Béthune, juré du Tribunal révolutionnaire, se présente pour passer au scrutin épuraloire.

Robespierre jeune se plaint de ce que la Société admet trop facilement des citoyens arrivant des départements, et sur lesquels on n'a pas de renseignements positifs; il demande qu'on suspende toute épuration de ces citoyens.

Un membre rend hommage au patriotisme de Gouillard, qui s'est toujours bien conduit dans son district, dont il était administrateur.

Renaudin affirme que les citoyens qui composent le Tribunal révolutionnaire ont montré jusqu'à présent les meilleurs principes.

Robespierre jeune reprend la parole pour faire observer que, toutes les fois que la Société s'est écartée des règles pour admettre des individus dans son sein, elle y a introduit des traîtres. Il rappelle que Kellermann fut admis contre son gré, et contre les règles, et que Kellermann s'est conduit depuis en traître. Il consent à ce que le citoyen (àouillard soit admis, mais il persiste à demander que désormais on ne reçoive aucun citoyen venant des départements, sans avoir sur son compte des renseignements précis.

Dumas demande que l'on emploie une grande attention 'quand on reçoit des membres, attendu que les ennemis du peuple cherchent à s'insinuer partout. Il annonce qu'aujourd'hui le Tribunal révolutionnaire a fait justice d'un homme qui avait émigré cinq fois pour porter des milhons au ci-devant prince d'Artois et de Gondé ; ce scélérat avait eu l'audace de se placer au Tribunal révolutionnaire, où il était secrétaire commis principal ; il avait aussi trouvé le moyen de se procurer une entrée dans la Société des Jacobins*. II demande, d'après cet exemple, que la Société n'admette désormais personne sans être sûre du patriotisme de celui qu'elle admettra.

Renaudin annonce que le traître dont Dumas vient de parler

1. Il s'agit diin certain Legris. Cf. Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire, t. V, p. b9, 60.

fl'.t .iriLLKT J lOV

SdCIKTl-: l»i:S JACdUI.NS

Page 1