Cf. Moniteur, t. XXI, p
[26 JiiLLET 1794] SOCIÉTÉ DES JACOBINS 285
riot dans la journée du 9 thermidor, devait-il s'attendre qu'on l'aceuserait des crimes contre lesquels, au péril de sa vie, il s'est élevé si fortement? Car enfin, le lendemain du 8, ai-je employé moins de courage que la veille pour concourir avec la Convention à terrasser les triumvirs?
[Dans la conclusion de celte réponso, Billaud-Varennc fait encore quelques allusions à la séance des Jacobins du 8 thermidor an II :]
Ainsi des trois inculpations qui m'ont été adressées personnellement, il n'en est pas une seule qui ne soit une calomnie évidente, et démontrée telle par des faits incontestables et notoires. Que veulent donc ceux qui me poursuivent aujourd'hui avec tant d'acharnement, et qui'pour me perdre ne rougissent pas d'employer tant d'impostures et de perfidies, afin de me peindre comme un complice de Robespierre, avec lequel, loin d'avoir eu quelque intimité, j'ai été en opposition formelle? Que voulait ce dictateur lui-même, en m'appelant aux Jacobins, le 8 thermidor, l'ennemi de la patrie, pour avoir commencé à le démasquer le matin à la Convention nationale ? Que voulait Couthon en m'accusant dans la même séance d'être un conspirateur, touchant déjà à son dernier moment? Que voulait Dumas, leur complice, en me représentant comme héritier d'Hébert et de Danton? Ils voulaient, par ces déclamations calomnieuses, préparer l'opinion publique à la séance sanglante qu'ils méditaient pour le lendemain, et qui devait déterminer la ruine de la liberté, par la mort de ceux qui, n'ayant jamais transigé avec aucune faction, sont les premiers à s'immoler, quand on a le projet d'asservir la patrie.
Signé : J.-N. Billaud.
EXTRAIT DU 2* RAPPORT DE E.-B. COURTOIS, PUBLIÉ EN FLORÉAL AN IV (p. 35) *
Cependant Robespierre et ses complices veulent se préserver de cette chute qui les menace et dont ils pressentent la pesanteur. Pour réussir, que faire ? Il existe à Paris une Société puissante qui, née