Ce début est rétabli d'après le Journal de la Montagne
2. C'est-;ï-{lire au début, dans les premières semaines de l'existence de la Société. Voir l'introduction au tome !"■, p. xxvii.
de la conduite qu'ils ont tenue dans la nuit du 9 au 10 du courant. {Adopté.)
Le citoyen Gros, qui avait déjà été admis pour commissaire dans l'avant-dernière séance*, déclare qu'il était aux Jacobins dans la séance du 9, mais qu'il en sortit bientôt pour aller prêcher dans les groupes le ralliement à la Convention.
Une citoyenne des tribunes reproche à Gros d'avoir, dans une occasion, montré de la partialité pour Robespierre.
Gros répond à l'inculpation en soutenant que jamais il n'a eu de relations avec le tyran.
Quelques débats s'élèvent à ce sujet. Un membre les termine en demandant que Gros ne soit pas admis, puisqu'il est chargé d'une dénonciation. Gros se retire.
Le citoyen Lemarrans lui succède à la tribune. Uti citoyen lui demande s'il n'était pas censeur à la séance du 8.
Lequinio prend aussitôt la parole contre le citoyen qui vient d'élever la voix. « Cet homme, dit-il, est le même individu que j'ai fait arrêter à la Convention, pour s'être glissé parmi les députés, le jour de l'arrestation de Robespierre, et pour avoir voulu prendre part à la discussion. Je vous le dénonce, citoyens, pour avoir dit à l'une de vos séances, dans laquelle Léonard Bourdon fut inculpé, que ce représentant irait à la guillotine, et qu'il l'avait bien mérité par la conduite qu'il avait tenue à Orléans. Le citoyen auquel je fais ici ces reproches a été conduit au Comité de aûreté générale; mais il a nié tous les propos que je vous rappelle en ce moment. »
Le citoyen dénoncé prend la parole pour se justifier. Après avoir cité quelques preuves de son patriotisme, il nie les coupables discours que Lequinio lui impute. De tous côtés, on réclame l'ordre du jour : il est adopté.
Les citoyens Dufourny, Lemarrans, Massieu, Tallien, Legendre (de Paris), Jaume, Boissel, Mitlié et Devèze, avec les membres déjà nommés dans l'avant-dernière séance, sont admis pour former la commission épuratoire *.