Voir plus haut, p
2. Dans le numéro du 26 thermidor du Journal de la Montagne (t. III, p. 865}, "se trouve la note suivante :
Avis.
Les membres de la Société des Amis de la Liberté et de l'Égalité, qui désirent être admis dans la Société régénérée, sont invités à se faire inscrire au secrétariat des Jacobins.
332 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [10 août 1794]
PRÉSIDENCE DE THURIOT
[Le Président ouvre la séance en donnant lecture d'une lettre adressée à la Société par (iarrau, Pinet aîné et Cavaignac,dans laquelle ces représentants annoncent la prise de Saint-Sébastien par l'armée des Pyrénées-Orientales. ( Vifs applaudissements.)]
Déjà quelques membres se disposaient à passer de suite à la discussion des grands objets qui sollicitent dans ce moment toute l'attention des Amis de la liberté, lorsque le président s'aperçoit que le nombre des membres est trop peu considérable pour discuter et délibérer ; entraînés par un élan patriotique, nos frères se rendaient en masse au Jardin national avec les citoyens des tribunes et des sections pour y célébrer la fête consacrée à nous rappeler la mémoire de la glorieuse et immortelle journée du 10 août 1792. — Le Président invite, en conséquence, les membres présents à se joindre au peuple entier de Paris ; et lui-même, donnant le premier l'exemple, lève la séance, et sort de la salle au milieu des acclamations de joie et des cris de l'allégresse publique.
PRÉSIDENCE DE THURIOT
Après la lecture du procès-verbal de la dernière séance, on passe de suite à la correspondance.
Boissel demande que la Société mette à Tordre du jour les grands objets soumis en ce moment à la discussion [de la Convention] nationale. Il s'élève des murmures sur quelques expressions employées par Boissel.
1. Cette séance manque dans le Moniteur. Nous la donnons d'après le Journal de la Montagne,
Leouinio. — Le préopinant semble ne s'être pas expliqué avec assez de netteté; mais il n'en a pas moins dit la vérité. Quel est le but de l'institution des Jacobins ? C'est d'éclairer le peuple ; c'est de lui prêcher l'obéissance aux lois ; c'est de les lui faire connaître et aimer, ainsi que ses devoirs ; c'est, en un mot, de développer dans ses discussions sages, approfondies et lumineuses, tous les points qui n'ont pu l'être suffisamment à la Convention. Citoyens, c'est ainsi que vous devez procéder avec ordre, et vous occuper, pour ainsi dire, de la fabrication des lois.
Toutes les fois qu'il y a une question importante à l'ordre du jour, les Sociétés populaires doivent en faire le principal objet de leurs délibérations, et cet avantage semble devoir appartenir plus particulièrement à celle qui compte parmi ses frères des membres de la Convention. Loin de moi cette idée repoussante qu'il faille de nouveau établir un trône politique, tel que celui que nous venons si heureusement de renverser, qu'il faille influencer et forcer eu quelque façon l'opinion du corps législatif ! Non ; mais je pense qu'il faut vous consacrer entièrement au développement des principes, à la propagation des lumières puisées dans les lois mêmes des législateurs. Voilà le travail qui vous concerne ; c'est sans pompe, sans faste de style, sans ornements étrangers à la vérité, que vous devez le faire, et avec le seul désir de concourir, autant qu'il dépend de vous, au bonheur du peuple.
Sous ce point de vue, j'estime que la motion du préopinant est admissible. 11 vous propose la discussion des objets à l'ordre du jour à la Convention ; rien de plus naturel. Oui, nous les discuterons ici avec franchise, au milieu de nous. Si du sein de cette discussion il jaillit une lumière assez brillante pour éclairer la Convention, nous nous empresserons de porter aux législateurs l'hommage de notre travail, de l'évidence et de la vérité. N'en doutons pas, il sera accueilli, parce que le bonheur du peuple est la suprême loi de ses représentants. Je demande donc que la proposition de Boissel soit adoptée.
Le président fait observer qu'il est inutile de prendre un arrêté sur ce point, puisqu'il en existe déjà un.
Plusieurs citoyens d'Orléans, rendus tout récemment à la liberté, obtiennent la parole, o Et nous aussi, dit l'orateur, nous sommes Jacobins; nous aimons mieux mourir que de cesser de l'être. Déjà nous étions désignés pour être victimes de la faction Iriumvirale. » L'orateur se plaint ensuite des calomnies lancées contre la commune d'Orléans. Il déclare que le peuple, comme partout ailleurs,
334 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [13 août 1794]
y est essentiellement bon ; qu'il est très attaché à la liberté, à l'égalité, à la République une et indivisible, mais qu'il a été dupe des manœuvres d'une classe d'intrigants. Il se plaint encore de ce que les patriotes incarcérés par des scélérats ont été traités de contre-révolutionnaires, eux qui seuls ont porté le fardeau de la Révolution, qui ont maintenu Orléans dans la fidélité à la République, qui ont constamment empêché cette commune de lever l'étendard de la rébellion, et qui ont enfin fait à Léonard Bourdon un rempart de leurs corps contre ses assassins. « Dès que vous avez su, continue l'orateur, que nous étions vos amis et vos frères, vous nous avez secourus. Nous venons vous présenter, au nom de trente-cinq familles désolées, le tribut de notre reconnaissance, et vous jurer de contenir la malveillance, de maintenir la République, et de vous prouver que personne au monde ne sait mieux que nous aimer, chérir et respecter la Convention nationale. » [Vifs applaudissements.)
Loys prend la parole pour les citoyens Clémence et Marchand, mis en arrestation; il annonce que Clémence est celui qui, après avoir bravement payé de sa personne dans l'immortelle journée du 10 août, présenta à l'Assemblée législative un Suisse qu'il avait sauvé, et obtint un décret honorable pour récompense *. « Marchand, ajoute Loys, se comporta également bien dans cette journée si glorieuse pour les patriotes, et il y fut blessé. » Ces deux citoyens se sont montrés de même dans la célèbre journée du 31 mai. Clémence a été chassé du Tribunal révolutionnaire par Robespierre et sa faction. Dans la nuit du 9 au 10, Marchand a prêché partout le respect et rattachement inviolables dus à la représentation nationale ; et cependant tous deux viennent d'être dénoncés et arrêtés comme agents de Robespierre. » Loys demande des défenseurs officieux pour ces patriotes ; Raisson appuie la demande, en assurant que Marchand, ayant été nommé par la Commission des subsistances pour remplir une mission, s'en acquitta dignement, et rendit de grands services à la patrie, bien loin de vexer les cultivateurs, comme l'en a faussement accusé un cultivateur avide qu'il avait forcé de porter son grain au marché. '
Un membre déclare que Clémence, dans le temps qu'il était au Tribunal révolutionnaire, a dénoncé lui-même les manœuvres scélérates du tyran dont on l'accuse d'avoir été l'ami. — La Société nomme des défenseurs officieux.
1. Voir le procès-vcrbal de la séance de l'Assemblée législative du 10 août 1792, p. 21.
[13 AOUT 170V S0CIÉÏ1-: DES JACOBINS 3:i;j
Une di'putalion de la Société populaire de Montauban. département du Lot ', obtient la parole et parait à la tribune.
L'orateur. — Nulle Société populaire de la Républiipie ne rendra justice à celle des Jacobins de Paris plus que sa fidèle sœur, celle de Montauban. Nous sommes députés pour féliciter la Convention nationale de l'énergie vraiment piu-e, vraiment inspirée par l'amour de la patrie, avec laquelle elle a saisi l'instant favorable pour opérer la prompte destruction de la tyrannie qui a souillé cette enceinte, cette enceinte où s'est fondé l'heureux rocher contre lequel viendront toujours se l)riser toutes les conjurations contre-révolutionnaires. Notre députalion a eu aussi pour objet de renouveler dans cette circonstance l'attachement de notre Société aux patriotes de Paris, et de leur témoigner la vive reconnaissance de ce qu'ils ont si bien secondé les augnstes rei)résentanls de la nation, respecté ce dépôt précieux au peuple français, et écrasé le monstre politique qui voulait le foudroyer.
A'oilà donc Robespierre, ce tigre altéré de sang, de celui surtout qui circule pour la liberté, le voilà disparu en un clin d'o'il de ce lieu où le scélérat venait se repaître. Il a disparu pour porter sa tête sous le glaive vengeur de la Ré|ud)lique. Les républicains n'auront donc plus l'amertume d'entendre ses accents machiavéliques désigner partout, dans les groupes les plus purs, des conspirateurs, des intrigants, des traîtres. Ah! grâces soient rendues à ceux qui ont en effet conspiré, intrigué contre lui et ses coupables coopérateurs. Ceux-là ne trahissaient point la République, qid avaient ourdi la trame qui l'a démasqué, anéanti ; ceux-là. . . ils ont porté à leur comble la reconnaissance publique.
Oui. citoyens, qu'une juste défiance soit toujours liée à notre républicanisme ; que les hommes, quels qu'ils soient, n'aient plus à prétendre d'aliéner notre indépendance ; que surtout les aristocrates, les modérés, et tous les autres ennemis qui ont à se plaindre de la sévérité des Montagnards, ne puissent tirer avantage du coup qui vient d'être frappé, en parvenant à se venger sous le prétexte d'une fausse accusation de i-obespierrisme. Ils pourraient la tenter, cette vengeance, s'ils ne l'ont déjà fait, soit ici, soit dans les départements. Mais (pie le vrai soit distingué du faux, que la justice soit bien exercée, et les patriotes seront heureux.
Jacobins, non, sans doute, ils n'étaient pas Jacobins ceux qui ont
1. En fffot, le (iépartcinenf du T.irn-cf-'i.ironne ne fut fi)riné que sous l'Krnpire.
336 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [13 août 1794]
servi sciemment le Catilina moderne, ainsi que vous le dîtes dans une adresse aux Sociétés affiliée^; aussi devons-nous attendre que la Convention nationale saura les punir avec la justice qui la caractérise. Mais ils étaient Jacobins, ceux de cette Société qui ont toujours été les amis sincères de la liberté, de l'égalité, de la République une et indivisible, et de la représentation nationale.
C'est donc à ceux-là et aux bons citoyens des sections que la Société populaire de Montauban renouvelle son attachement inviolable, et manifeste sa reconnaissance dans l'adresse que voici, et qu'elle nous a chargés de porter à nos frères de Paris.
L'orateur fait lecture de l'adresse de la Société populaire de Montauban aux patriotes de Paris, déjà lue à la Convention nationale ' ; elle est couverte d'applaudissements.
Bentabole. — Vous ne pouvez pas douter en ce moment que les Sociétés affiliées n'aient les yeux fixés sur vous. Il est possible que les inquiétudes et les soupçons régnent dans les esprits ; nous nous rappelons avec douleur que la faction de Robespierre a failli perdre les Jacobins ; vous vous occupez maintenant d'expulser de votre sein tous les membres fauteurs et complices de celte faction ; c'est un des meilleurs moyens d'empêcher que les citoyens des départements conservent longtemps des doutes injurieux sur votre compte. Mais il est un autre objet essentiel que je vous propose, et qui doit, selon moi, produire un effet très-salutaire : il va s'écouler encore un temps plus ou moins considérable avant que vous puissiez envoyer dans les départements votre adresse en forme d'instruction, et avant que votre commission épuratoire vous ait présenté le résultat de son travail ; arrêtez donc qu'aucun membre ne pourra être admis qu'en justifiant de sa conduite dans la nuit du 9 au 10 thermidor ; que cette arrêté soit imprimé et envoyé séparément à toutes les Sociétés de la République, afin que chacune d'elles sache qu'aucun membre des Jacobins n'a accédé à la coalition abominable qui faiUi vous perdre.,
Massieu demande que la Société nomme des commissaires pour rédiger l'adresse instructive dont elle a arrêté Tenvoi.
Béai soutient qu'il est pressant de rédiger cette adresse, attendu que dans plusieurs grandes communes l'aristocratie cherche à profiter de la révolution qui vient de s'opérer. « A Rouen, dit-il, les patriotes les plus purs ont été incarcérés sur une accusation do robespierrisme, et chassés de la Société populaire. » Il donne lecture
1. On trouvera le texte de cette adresse dans le Moniteur, t. XXI, p. 472, au compte rendu de la séance de la Convention du 24 thermidor an II.
d'une lettre de Rouen, qui contient tous les faits qu'il vient de présenter.
Châles annonce que chaque jour les membres de la Convention reçoivent des détails affligeants sur ce qui se passe dans les grandes communes depuis le 10 thermidor. Les Sociétés populaires se remplissent de muscadins, d'aristocrates et de contre-révolutionnaires. Tous les patriotes sont accusés d'être les fauteurs de Robespierre, et sous ce prétexte on les persécute et on les opprime d'une manière aussi injuste et aussi barbare qu'en 1791 et 1792.
Dans les assemblées du peuple on leur refuse la parole, et quand leurs calomniateurs ont occupé pendant longtemps la tribune, le président lève soudain la séance pour les priver du droit de s'expliquer ; alors ceux-ci sont forcés de s'adresser aux citoyens des tribunes pour leur faire connaître la vérité, et aussitôt l'agent national ordonne qu'on dresse des procès-verbaux contre eux. On a poussé les choses à un tel point de tyrannie dans une commune qu'on a formé des enquêtes, et près de six cents aristocrates ont déposé et signé contre les plus purs patriotes. Il est des endroits où l'on ne craint pas d'attaquer, d'outrager la mémoire de l'immortel Marat. Il en est d'autres où l'ariàlocratie, non contente des chagrins amers dont elle abreuve les patriotes, emploie contre eux l'arme de la séduction. Dans une commune elle a distribué près de 20,000 livres pour parvenir à son but. — Châles termine par demander que l'on entende à chaque séance Jjs rapports sur les persécutions que l'aristocratie fait éprouver aux meilleurs citoyens, et que l'on s'empresse de rédiger l'adresse arrêtée.
Lequinio pense qu'on ne doit pas entendre le récit affligeant des persécutions exercées dans telle ou telle commune, vu que l'aristocratie ne manquerait pas d'inventer des détails absurdes pour tenter de semer la division entre tous les citoyens ; il observe que le plus sûr moyen de rallier les patriotes au centre commun, c'est de rétablir au plus tôt l'activité de la correspondance entre les Sociétés affiliés et les Jacobins ; il déclare que cette communication s'est beaucoup ralentie depuis quelque temps, et termine par demander des commissaires chargés de la rédaction de l'adresse.
Un membre appuie les observations de Lequinio, et demande que la Société, dans cette adresse, s'occupe du soin si important de relever le courage des habitants des frontières, abattu par la cabale et les intrigues liberticides de la faction des triumvirs.
Bentabole prétend que la Société a deux écueils à éviter ; pour y parvenir, elle doit d'un côté se mettre en garde contre l'aristocratie, TuME VI. 32
338 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [13 août 17114]
qui accuse les patriotes de complicité avec le tyran ; de l'autre se préserver également du modérantisme de ceux qui veulent soustraire au châtiment les véritables complices de ce scélérat ; il se plaint de ce qu'un membre s'est servi de l'expression de prétendu 7'obespierrisme, et soutient qu'on ne doit pas affecter de répandre le plus léger doute sur ce robespierrisme, qui n'a que trop réellement existé; qu'il ne tendait rien moins qu'à égorger la Convention nationale entière et à perdre la liberté. « Cette conjuration, dit-il, avait des ramifications très-étendues; car ce Robespierre était lui-même le chef de la faction Hébert, et Jauiais le monstre qui vient d'expier ses forfaits atroces sur l'échafaud n'aurait ourdi une conspiration aussi profonde, aussi vaste, s'il n'avait compté sur les grands moyens. Il avait des complices dans les Comités révolutionnaires, et le traître a abusé de cette institution si utile au peuple pour écraser les patriotes. Je demande que toutes les dénonciations qu'on vous fera à ce sujet soient aussitôt portées aux Comités de salut public et de sûreté générale. »
Châles combat cette proposition, en déclarant que la publicité est la sauvegarde de la liberté, et que, si la publicité n'avait pas été interdite aux Jacobins, jamais les patriotes n'auraient eu un tyran à punir et une idole à renverser.
Bentabole demande à expliquer sa proposition, qu'il dit être mal interprétée. — Après quelque agitation, la Société passe à l'ordre du jour sur cet objet particulier.
Un membre demande que la Société n'envoie l'adresse en question qu'après l'entier achèvement du scrutin régénérateur ; il croit que cette adresse aura alors une influence plus salutaire et plus marquée.
« 11 ne s'agit pas, répond Lequinio, d'influencer, mais de prouver aux Sociétés qui fraternisent avec vous que la masse des Jacobins est pure, intacte, et entièrement dégagée des odieux partisans du robespierrisme. »
La Société nomme les citoyens Laveaux, Royer et Sambat pour rédacteurs de l'adresse.
On renvoie au Comité des défenseurs offiiceux la pétition d'un député de la Société de Dôle, qui demande la liberté de plusieurs de ses compatriotes. Une autre pétition du même genre, présentée par un citoyen qui réclame la liberté du citoyen Richard, membre du directoire du département de la Moselle, est aussi renvoyée au même Comité.
\o aml 1 IT'Ji'
^(iciilTi; dls .)A(j)i;i.Ns
<1':AM:E du 28 THERMIDoH an II (15 AOIT IT'Ji)
l'HESlUKNCl-: DE TULHIOT.
l'ii ries sccrélaires fait lociure îles douK al■^rl(.'■^ suivants. \<r\< par le Cijniité (répiiration :
1" Il t>t arriMé qu'im ni,' délivrera pa-^ la nouvelle earlo à un ineinl»re admis, s'il ne pi'éseute une aUe>lalion (|ui juslilie i{yu\ dans la nuit du 9 au 10 llicrniidor, il clait à son po-te, soil dans sa si.'etion . soit auprrs de la Convi^ntinn , soii dans tel aulre lieu o(\ il a servi la elm-i;' publiipip. Ce- allostalinns seront p-ir éerit : elles seront drpoiées au seerétariat piuw rtce vériliées. s'il y a lieu à rik'laniation.
2^ 11 e>t arrêté que le l'euistre de- in-iiaptinns ne sera ouvert que ius(pi"au 'i l'ruetidoi' inclusivement', et ijue tnus les membres de la S'ieitMé en scr^inl pi'évenus [lar un a\is inséré dans le Journal de la Monta'jnc. T(ju< ceux (pui aui'iuit é'te admis avant le i fructidor se réuniront en Comité Liénéral, le 5 ilu uié'.ue mois, à neuf heures du matin, pDur s'épurer nnituellemenl di nouveau: il- se réuniront le lemlemain (5 en assemljléi/ L,'énerale . dans la salle ordinaire de- séane''s. à l'heure ordinaire. A cette séance ne seront admis que le> rneniljres éjturés, et il leui' ^era délivi'é à cet elTel une nouvelle carte.
Jj-qinn'fj annnnci.' que la corre-pondatii'e ciuilient une luule de |ictition- individuelles, envoyée- par plusieurs citoyens ipii réclament leiu' lilM'iti'. Il demande ([ue Ce's letlri-s soient renvoyées au Comité des ilé'lenseur:- olticieux. et que le Comité r-oil tenu de faire un rap-' peu'l sui" Il ailes ces demandes.
La Soi.'iéti' arrête la iirenuère partie 'le la proposition, el passe à 1 ordre du jour sur la sec-niide'.
Deux arli-le'- font hommaui' à la Sucieté d'une uravuri' re[)résentant Ir tondie;iu de' Mai-al, l'Ami du peuple.
In c'ii'iijpn. qui a l'i'i-Muvri' -a lilnu'li' [lordiii' drpid- neuf mois, lait p.nt di' rMpiii-i'--iiui l't di' la prr-iTut e m dmil il a idé' la vietime. Il • •iilri' rn>uiti' dan- de- llt■tail^ >ur ce qui -'i;-l pa--ij aux colunii^. il y a pré- di; deux an- .