‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 70 sur 187 · C'est la loi du 17 septembre 1793, sur les suspects · texte numérisé non relu

C'est la loi du 17 septembre 1793, sur les suspects

2. Le 23 thermidor an II, la Convention avait ordonné l'impression des noms, qualités, etc., des citoyens élargis depuis le 11 thermidor. Ce décret fut rapporté le 26 thermidor.

3. Le Moniteur ne donne qu'une phrase de cette adresse. Nous en empruntons l'analyse aux Annules patriotiques, qui nous apprennent que la Société des Jacobins vota l'impression de cette adresse. Cf. Bûchez et Roux, t. XXXVI, p. 61.

394 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [30 août 1794]

liberté indéfinie de la presse est le soutien du gouvernement révolutionnaire, et que les objections qui sont faites contre elle sont les mêmes que celles qui furent faites jadis par les Cazalès et les Maury.

Quelques membres ayant manifesté une opinion contraire à la liberté indéfinie de la presse pendant le gouvernement révolutionnaire*, Dufourny s'engage à prouver, dans la prochaine séance, qu'il n'y a que les ignorants et les coupables qui puissent la redouter.

La séance est levée à dix heures.

SÉANCE DU 13 FRUCTIDOR AN II (30 AOUT MU) Présidence de Delmas

Le citoyen Leloulre, au lo« bataillon de Paris, campé sous Dune- Libre *, écrit, au nom de ses camarades, qu'ils sont bien loin d'excuser les patriotes et les muscadins que le citoyen Maure a dénoncés pour s'être introduits dans les états-majors : « Mais cependant, dit-il ensuite, le mot muscadin est trop généralisé, et il est nécessaire d'y porter remède; car, frères et amis, croiriez-vous que ce mot, malheureusement trop répété dans les journaux, cause des maux très nuisibles aux défenseurs de la patrie ? Il semble qu'il soit inséparable de celui de première réquisition, et il s'ensuit de là que les bataillons d'ancienne formation oublient quelquefois que nous sommes tous frères et amis pour la môme cause. Il faut se rappeler que ce mot vient en grande partie de la feuille d'Hébert, qui a causé bien des désordres ; mais ils n'existent plus. Nous avons prêté un serment solennel : que le premier de nous qui traiterait son camarade de muscadin sans raison plausible subirait la punition que nous nous sommes imposée en bannissant loin de nous ce mot qui a tant divisé.

a Actuellement, ajoute-t-il, la paix, l'union et la concorde habitent parmi nous, et c'est dans ce moment que l'on peut dire que nous sommes une famille de frères. »

Dufourny. — Maure n'a pas parlé des jeunes gens de la première réquisition qui sont dans les armées, mais bien de ceux qui ne veulent pas s'y rendre.

1. Duhem fut un de ces membres qui se prononcèrent contre la liberté de la presse, comme devant perdre la Ilépublique. {Annales patriotiques, p. 2654.)

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