‹ La société des Jacobins; recueil de documentsChapitre 128 sur 243 · Mercure de France, 1791, no 4. (Xote de l'orifjinal · texte numérisé non relu

Mercure de France, 1791, no 4. (Xote de l'orifjinal

3. M. de Bcaudrap. {Noie de l'original.) — Il s'agit de Pierre-François, chevalier de Beaudrap de Sottcville, député de la noblesse du bailliage de Coutances aux États généraux.

4. M. Achard de Bouvouloir. {Noie de l'oriijinal.) — Luc-René-Charles, comte Achard de Bonvouloir (1744-1827), était également député de la noblesse de Coutances. Je vois seulement que, le 11 mars 1791, il déclara que la Normandie voulait conserver ses coutumes.

[mars 1791] AVIS AUX FRANÇAIS SUR LES CLUBS 273

ainsi que, par des envois criminels, que, par d'autres moyens tortueux ■et équivoques, les députes assurent l'impunité, et que la justice est violée avec un scandale éclatant dans le temple que la volonté des Français lui avait érigé sous les auspices de leur roi.

Jusqu'à quand, Français, laisserez -vous donc les clubs exercer leur despotisme? Jusqu'à quand souffrirez-vous cet étrange pouvoir élevé parmi vous? Toutes ces infernales associations sont liguées contre vous depuis un bout du royaume jusqu'à l'autre. Votre insouciance mortifère les a rendues vos bourreaux, et vous êtes les exécuteurs des jugements de tous ces conjurés. Votre gouvernement, jadis si beau, si sage, si doux, va devenir un gouvernement monstrueux et exécrable, dans lequel les clubs disposeront des volontés, violeront vos droits, vous enchaîneront, s'érigeront en législateurs, en juges, €t, sous peine de proscription, vous défendront, et à vos députés, d'avoir d'autres opinions que celles de ces tyranniques Sociétés.

Je vous ai fait connaître combien les clubs étaient dangereux : il ne TOUS reste qu'à les détruire. Vous en avez les moyens; mais ne portez pas sur eux une main téméraire; ne vous rendez pas coupables des ■crimes dont ils sont couverts, et que vous avez à leur reprocher. Rendez à votre roi son autorité. Qu'un retour tardif, il est vrai, mais sincère et digne d'un peuple bon et généreux, le console des malheurs dont votre Assemblée l'accable. Reportez-le en triomphe sur son trône. Faites oublier à votre reine l'horrible catastrophe du 5 au 6 octobre 1789. Que la muse de l'histoire arrache de vos annales ce trait indigne de vous. Dévouez à l'exécration de la postérité les noms odieux de ces députés qui vous trahissent. Rendez à votre clergé son ancien lustre, à votre magistrature son éclat, et à votre noblesse les titres et la splendeur qu'un moment de frénésie lui a fait perdre. Rappelez votre énergie pour dissiper tous ces clubs, qui ne feront jamais que vous perpétuer dans vos malheurs.

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