RUE SAINT-VICTOR, N
(Imp. de Gaillard, s. d., in-8 de 8 pages.)
Ce temps si désiré de la destruction des abus est enfin venu; ils sont disparas en partie. Une grande nation éclairée est instruite, ou plutôt le flambeau lumineux de la France s'est montré; il a fait voir tous ces infâmes abus, enfants des passions qui se sont immolé tant et de si malheureuses victimes; que cette énorme masse de maux, qui était prête à s'écrouler et à ensevelir sous ses ruines un nombre immense d'infortunés, ne serait plus rien; qu'un beau jour allait succéder à tous ces orages effrayants et qui ont répandu tant d'alarmes ; que ceux de lumière allaient prendre la place de ceux de ténèbres et d'horreurs ; que la vérité était maintenant assise sur le trône national; que le mensonge reculait, épouvanté de son ouvrage; qu'enfin l'aimable liberté, envoyée du ciel sur la France, avait pris place dans ce grand aréopage, pour faire consolider les bases de son édifice.
Cette même France, appu3''ée sur le bras de l'espérance, qui lui montre le tableau de la félicité que ses illustres représentants lui préparent, en attend tranquillement les effets... Qu'il est beau ce tableau ! qu'il est bien fait! Il est d'après tous les cœurs patriotes. Plus de doute sur l'existence réelle de cette félicité si désirée.