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574 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [1" juillet 1791]

encore plus étonné qu'elle ne s'occupe pas des moyens de l'abattre. Voici donc les questions que je me suis proposé de traiter : quel est, du gouvernement monarchique ou du gouvernement républicain, celui qui nous convient le mieux? [Grand bruit, brouhaha.)

M. BoucuE. — A l'annonce que vous nous faites des propositions que vous désirez discuter, il paraît que vous vous écartez entièrement de l'ordre du jour : que doit faire l'Assemblée nationale, dans la circonstance présente, relativement au roi? La constitution a déclaré que le gouvernement de la France doit être monarchique. Il ne s'agit pas de savoir si tout autre gouvernement lui conviendrait mieux. Vous voyez, à l'improbation générale, que votre proposition ne paraît pas à l'ordre du jour. Je ne crois pas que vous deviez conserver la parole.

M. RoYER, évêque cVAlbl. — Peut-on se dire Ami de la constitution, et annoncer un sentiment qui en sape les fondements? Je demande qu'on raye de la liste des Amis de la constitution le membre qui a proposé une telle opinion.

M. G... — Ce ne peut être qu'un scélérat qui fasse cette demande. {Grand bruit.)

M. RoYER. — Il est temps qu'on ne laisse pas circuler dans le public, comme étant ceux de la Société, des sentiments qui sont loin de nos cœurs. Les Sociétés des amis de la constitution s'attachent à niontrer le plus grand respect pour les décrets de l'Assemblée nationale. Elle a décrété la monarchie. Ecouter une telle proposition serait laisser croire, ce qui est bien loin de nous, que nous ne sommes pas parfaitement liés à l'Assemblée nationale. Je demande qu'au moins l'opinant soit rappelé à l'ordre.

Après beaucoup de discussion, de chaleur de la part de l'opinant pour énoncer son opinion, et d'opposition de la part de l'Assemblée à l'entendre, il s'élance de la tribune et sort de l'Assemblée. [Quelques personnes applaudissent.)

M. BoucuE. — Il y a clés choses qui, sans contredit, méritent notre improbation. Je ne crois pas cependant que nous nous honorions beaucoup en montrant notre improbation d'une manière aussi éclatante.

[M. Laclos^ dit que les ennemis de la constitution, profitant de l'arrestation du roi, clierclio.nt à égarer le peuple dans son amour de la liberté. Touchant cette conslilulion, « les (grandes questions à résoudre aujourd'iuii sont: i" les mesures à prendre rclalivement à la personne du roi, 2° les mesures à i)rcndre relativement à la royauté ». Sur le roi, « par le tait en état d'arrestation », il

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