PAMPHLET MILLE ET UNIÈME DÉNONCIATION
FAITE A LA TRIBUNE DES JACOBINS (Imp. de l'Ami de l'ordre, s. d., in-S de 7 pages.)
<■ Malgré que le rôle d'un dénonciateur ne soit ni beau ni noble à remplir, il e?t cependant des circonstances où l'honnête patriote doit éclairer ses concitoyens sur les dangers qui menacent la chose publique. L'homme malade de pnlr/olisine, selon moi, ne doit consulter ni l'amitié, ni l'honneur, ni la nature; mais il doit prouver à son pays que le civisme est la première vertu qui doit tenir lieu de toutes les autres.
« Brutus nous offre un bel exemple de ce que j'avance, lui qui condamna ses deux fils à mort pour avoir conspiré contre la patrie. Nous ne sommes ni des Brutus ni des Romains. Cependant je crois m'apercevoir, à l'érudition et aux mœurs de nos chers collègues, que je suis dans ce sénat auguste qui se serait, sans doute, honoré de vous avoir pour contemporains.
« La découverte que j'ai faite est bien digne de nous et du clul) qui sans doute, dans l'histoire de la Révolution française, sera nommé le club par excellence.
« Vous vous ressouvenez sans doute, Messieurs, de ce jc)ur fameux où nous avons juré de ne laisser établir en France aucune Société rivale de la nôtre, et que [sic) nous avons porté le courage justprà [)rometlre de dénoncei-sans aucune pitié à la haine publique ceux qui pourraient nous ixu'ter ombrage. C'est en conftquence de ces serments que j'ai fait les recherches les ])lus scrupuleuses dans tous les quartiers de Paris, et vous allez voir qu'elles n'ont pas été inutiles.