Jin.~ ol lÎD.MO.ND DE GoNcoLitT, Manelle Salomon
lerie et rextravagance se mettent souvent de la partie, Tenthousiasme n'en reste pas moins généreux et sincère. Et puis, il y a tant de belle humeur et parfois d'esprit dans les boutades ! Il faut entendre Diaz dénoncer à quel point « ce pauvre M. Ingres » manque d'originalité. (( Qu'on l'enferme avec moi dans unelour , sans gravures ! Ce particulier y restera avec sa toile vierge, incapable de rien tirer de lui-même, et j'en sortirai, moi, avec un tableau ^ »
Après le dîner, tout en savourant des pipes, vieilles et brunes compagnes au culottage imposant, on s'amuse avec un entrain juvénile à des charges d'atelier, à des drôleries spontanées dont la saugrenuilé constitue le charme fondamental. Charles Jacque s'improvise charmeur de boas avec d'inoirensives couleuvres trouvées en forêt. Puis c'est l'exercice du javelot, exécuté avec la pique du parasol par Dupré et Ziem, alFublés en Gaulois ou en guerriers du moyen Age. Finalement, on entame en chœur la fameuse Complainte de Barbizon qui se chante sur l'air de Fualdès et où, par un tour de force digne de Banville, toutes les strophes se terminent en bison :
Une auhergc à la lisière
D'ia forêt de P'oiilainebleau,
Là vont y manger du veau
Les peintres à la lisière.
Quand on voit quelle barbe-3'-z'ont
On dit qu'y sont de Barbizon.
Tous ces grands hommes en peintuie.
Vêtus comme des gorets, Ils s'en vont dans la forêt Faire du chic d'après nature :
Avec un cloporte ils ont L'adresse de faire un bison.