‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 102 sur 133 · h. Moni;.\i-VArTH!Er!, Colonies de peirilres · texte numérisé non relu

h. Moni;.\i-VArTH!Er!, Colonies de peirilres

h ECOLE DU PLEIN AIR 339

pas là pour relever son courage, pour le consoler? Toute sa vie se concentra dans son travail. 11 loua à Barbizon une maisonnette de paysan avec un jardin et une grange qu'il transforma en atelier. Un peu de bonheur lui vint enfin. Ses toiles où il chantait avec tant de pieux recueillement son amour des automnes virent enfin s'ouvrir les portes du Salon et la bourse des acheteurs. Puis arriva l'occasion d'une éclatante revanche contre le sort et contre les Burgraves de l'Institut. Cette revanche. Rousseau la partagea avec tous les romantiques, ses camarades de lutte et d'inl'ortune. Le gouvernement de 1848 avait appliqué de façon imprévue aux artistes le suffrage universel tant en honneur alors et considéré comme l'universelle panacée. En leur permettant d'élire leur jur\ pour la Cominission de placement, le nouveau régime mit tout à coup en lumière les persécutés. Rousseau et Dupré furent élus membres de la Commission. Bien mieux, Ledru-Rollin vint en personne leur faire à chacun une commande de l'État de quatre mille francs, ce qui parut, à cette époque moins gâtée que la nôtre, un acte de magnificence digne de Périclès.

Mais la chance ne durait jamais longtemps pour le pauvre Rousseau. En i85i, il exposa au Salon national la magnifique Lisière de forêt au soleil couchant qu'il avait exécutée pour le gouvernement, ainsi (jue six autres tableaux. Au jour des récompenses, il se trouva les mains vides, tandis que Diaz recevait la croix. Mais une chaude et généreuse solidarité unissait ces artistes de Barbizon qui avaient ensemble couru la forêt et chautTé leui' enthousiasme aux mêmes ravons enivrants et doux. Dans un banquet officiel où s'attablaient les membres de l'administration des Beaux-Arts, Diaz se leva et courageusement porta un toast « à Théodore Rousseau, notre maître oublié ». On cria au scandale et Diaz futbh"inié par les gens bien élevés. Rousseau se

résigna, mais son humeur parut s'assombrir. Pourquoi insister davantage auprès de ces archontes qui ne voulaient pas le comprendre? Il était décidé à ne plus exposer, quand survint le 2 Décembre et le Salon de i852 ^ Ses amis ne purent le faire revenir sur sa détermination. Les délais d'envoi étaient expirés, lorsqu'un jour, il vit paraître au seuil de son atelier le directeur des Musées, M. de Nieuwerkerke lui-même. Celui-ci venait l'engager de toutes ses forces à exposer. Devant son insistance, ses exhortations vibrantes, sespromesses de réparation, l'ousseau finit par céder et laissa son cordial visiteur emporter dans sa voiture deux toiles qui comptèrent |)armi les plus belles parures du Salon et valurent enfin à leur auteur la croix depuis si longtemps gagnée ^.

Les premiers écus tombés dans la bourse de Rousseau avaient été employés à introduire un peu de confortable dans sa chaumière de lîarbizon. Le chaume recouvrant lancienne grange ({ui hii servait d'atelier avait été remplacée par des tuiles. Il s'était otïert un canapé en velours vert d'Ulrechl qui rei)résenlait dans ce pauvre village un véritable luxe d'ameublement. C'est dans cet atelier où flottait un relent de vieilles toiles, de palettes desséchées, de couleurs en évaporation, que se donnèrent alors les fameuses soirées de Barbizon. Tous les samedis, le train amenait de Paris une bande animée d'artistes auxquels se joignaient quelques amateurs. Au milieu de la fumée des pipes, entre les murs où dans leurs cadres d'or les magnifupies images de la forêt développaient leurs mélanco- }i(|ues horizons, on reconnaissait Diaz, Barye, Daumier, Troyon, Dupré, Charles .lacque. Millet, Gérome,

1. .V cette époque, le Salon souviait dans les premiers jours de décembre.

2. Georc.es L.vnok el Tiustan Bhice, Hisloire de l'École françaii^e de Paysage.

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Ziem. 'l'illot, Louis J^aiire, Alfred Feydeau. La colonie de liarbizou se trouvait là au grand complet, toujours riche, malgré les années passées, de son inépuisable fond de jeunesse et de gaieté. Malgré les difficultés encore tenaillantes de la vie, nulle aigreur ne perçait dans les propos de ces hommes aux natures ardentes qu'une vie toujours commune, le partage des mêmes idées, la recherche du même idéal avaient préparés aux mêmes résignations comme aux mêmes enthousiasmes.

Ah ! la bonne atmosphère de vaillance et d"entrain ! Plus d'une fois, ces grands hommes recommencèrent les charges de chez le père Ganne. Avec ses caprices inattendus, ses mots à l'emporte-pièce, ses trouvailles d'expressions, Diaz faisait rire tout le monde, l'arye tomljait à bras raccourcis sur les pédants et les prud'hommes. Daumier se lançait avec une verve intarissable dans (les liistoires rabelaisiennes qui suspendaient à ses lèvres toute l'assistance amusée. Millet oubliait ses misères et, l'œil rêveur perdu tlans ses souvenirs, il parlait de son pays normand. Rousseau causait peu. Il y avait pourtant un sujet sur lequel il était difficile de l'arrêter, c'étaient les inutiles coupes d'arbres en forêt. Elles avaient le don d'exciter furieusement sa bile. Sur ce chapitre, l'artiste paisible et si peu enclin à la discussion aurait été jusqu'à entamer des polémiques dans les journaux. Pour arrêter ces massacres d'arl)res qui faisaient saigner son cœur amoureux des futaies, comme jadis avait saigné celui de Ronsard, il essaya de tout : visites à Paris, démarches auprès du garde général, leilres à des amis qui connaissaient de hauts fonctionnaires de l'administration forestière. 11 lui semblait que c'étaient de grands frères qu'on abattait et cha(iue coup de cognée retentissait au fond de luimôme comme; un écho douloureux.

(^es compagnons de lutte et de labeur savaient se sou-

tenir, à l'occasion, avec une exquise délicatesse. En voici un touchant exemple. Millet, si pauvre toujours, avait envoyé au Salon un seul tableau, son Paysan greffant un arbre, et ne pouvait le vendre. Un jour, Ivousseau écrit à Sensier qu'il a trouvé un Américain pour acheter le tableau de Millet cpiatre mille francs. Grand étonnemenl de Sensier, car ce prix, de quatre mille francs était alors considérable; Rousseau finit par lui avouer que l'Américain c'est lui-même : « Mais n'en dites rien à Millet. .Je veux que Millet croie à l'Américain; ça l'encourag-era et ca nous rendra l'iui et l'autre plus libres, car je veux lui acheter daiitres tableaux. » Millet ne connut la véril('' que beaucoup plus tard ^ Ces charmantes actions furent fréquentes chez les peintres de cette génération. Ne vit-on pas le bon Corot acheter la maison dont on allait chasser Daumier et réserver plus tard une pension à la veuve de Millet?

Qu'elle fut longtemps cruelle, la destinée de cet auteur du fameux Anyé/us ap])elé à se vendre, un jour, au prix formidable de sept cent cinquante mille francs ! Toute sa vie, il lui fallut chercher pour lui et les siens le pain de chaque jour. Il eut neuf enfants et, dans sa détresse, il reçut chacun avec des actions de grâce. Quelle misère poui'taut au logis! Quelque temps avant qu'il ne vînt s'installer à Barbizon, un ami avait obtenu pour lui de la direction des Beaux-Arts un encouragement de cent francs. 11 alla le lui porter de suite. Il trouva Millet dans son atelier glacé — car on était en décembre — assis sur une malle, le dos arrondi sous la morsure du froid. En recevant les cent francs, l'infortuné peintre prononça ces simples mots :

— Merci, ils arrivent à temps, nous n'avons pas mangé depuis deux jours. Mais l'important, c'est que

1. Geoii(;es L.vnuë et Tristan Bbice, Histoire de l'École française de Paysage.

les enfants n'aient point soulTert; ils ont eu jusqu'à présent leur nourriture.

A Barbizon, Millet continua de supporter sans plainte ni colère, avec une admirable résignation de chrétien, cette misère qui n'était pas la bohème de l'art, mais bien la vraie misère de l'ouvrier ayant femme et enfants. Dans une lettre du i" janvier i8o() à son ami Sensier, il lui disait que sa situation était désespiM-ée et que le boulanger lui refusait du pain. Heureusement, la campagne est plus clémente aux pauvres que la ville. Jadis élevé dans une ferme de Normandie. Millet redevint complètement paysan et se mit à cultiver lui-même les pommes de terre et les légumes avec lesquels il nourrissait sa famille. Avec ses gros sabots, son gilet de tricot mal joint au pantalon et laissant apercevoir la ceinture de la chemise, sa Itarbe et ses cheveux gris négligés encadrant son puissant visage hâlé, on l'eût pris pour un homme des champs, un de ces prolétaires de la campagne qu'il peignait, attachés à la glèbe et absorbés par elle. Sa chaumière lui revenait à cent-soixante francs par an. Le matin, il plantait, semait, bêchait, récoltait. L'après-midi, il peignait jusqu'à la nuit dans l'obscur et humide réduit qui lui servait d'atelier au fond de son jardin.

Pauvre grand peintre ! 11 en était réduit à un chevalet en bois blanc trop petit pour qu'aucun de ses tableaux y pût tenir et tellement vermoulu et disjoint qu'on craignait toujours de voir tomber le chef-d'œuvre qu'il y plaçait. Ce fut pourtant sur ce fragile support ([uil exécuta les Glaneuses, Y Angélus et qu'il peignit lanl de laboureurs à l'immilité grandiose sous leurs haillons, de villageoises aux mains rudes et à lœil éteint, de moutons si loin de ceux des bergerades, de vaches lleurant la forte odeur de l'étable. Certains trouvaient qu'elles la fleuraient trop et un marchand de tableaux reprocha, un jour, à Millet de ne pas les faire assez propres.

Ui LA SOCIÉTÉ DU SECOND EMPIRÉ

— \ oyez, (lisaiL-il, on dirait qu'elles sorlenl du lumier.

— Eh ! d'où voulez-vous qu'elles sortent ?répondil le peintre. D'un salon ? Mes vaches ne vont point dans le monde. Elles ne vont qu'à l'écurie et au pâturage.

Les jours oii il ne travaillait pas, il parcourait la Corèt ou la plaine. <» Si vous voyiez comme la forèl est l)elle ! écrivait-il. .l'y cours <pielquefois à la fin du jour et j'en reviens éciasé. C'est d'un calme, dune g-randeur épouvantable, au point que je nn^ surprends ayant véritablement peur. » Sa passion pour la nature puisait beaucoup d'élévation el de force dans les profondeurs de son sentiment religieux. La foi gouvernail sa vie, soutenait son pinceau et, le soir, quand il n'allait pas causer avec son ami Housseau, il lisait la I3ible à sa famille. Avec une patience résignée de paysan, il attendait sans récriminer qu'un peu plus d'aisance lui arrivât. Enliii, en août i8(')8, un rayon de soleil vint réchaufifer sa longue misère. A la disti'ibution des récompenses du Salon, il obtint la croix de la Légion d'honneur. Ce fut un tiiom|)he dans la grande salle du Louvre. Dès que le maréchal N'aillant, ministre des Beaux-Arts, eût prononcé son nom, des salves d'a[)plaudissements éclatèrent, vigoureuses, sincères, ardentes, apportant à ce graiid campagnaid en cheveux gris <pii avait tant combattu, tant souffert, le premier gage de son immoilalité.

Avant qu'il eût donné définitivement ses préférences à Vdle d'Avray, Corot faisait de longs el fréquents séjours à Barbizon. C'était le doyen de la bande, un doyen aimé de tous pour sa bonhomie, sa belle humeur, son amour éperdu de l'art el du beau agreste. Quel peintre du plein air aurait pu ignorer ce lai'ge visage rasé, aux teintes rougeaudes, à l'œil fin et enjoué, (|ue coilïail aux heures de travail, un bonnet de coton à mèches multicolores, tandis qu'une blouse bleue hal>illoit le corps robuste et fort ! Une petite pipe ne quittait

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François Millet

l'école DL' 1»LEIN AIR Mo

jamais ses Jèvres friandes, toujours prêles à sourire. Le père Corot, comme on disait, possédait en efl'et une forte provision de gaîté. Il avait un caractère de petit bourgeois parisien, aimant les refrains polissons, les petits théâtres, les franches lippées et aussi la bagatelle. Dans ses propos, il mêlait le sentiment à la blague faubourienne. 11 fallait lenlendre raconter comment il avait brossé ses premières toiles chez ses parents qui tenaient, rue du Bac, une boutique de nouveautés, modes et rubans ^

— 11 y a trente-cinq ans 1 disait-il avec un soupir. Pendant que je peignais, les jeunes filles qui travaillaient chez ma mère, étaient curieuses de voir M. Camille dans ses nouvelles fonctions, et s'échappaient du magasin pour venir le regarder. Une d'elles, Mlle Rose, accourait plus souvent que ses compagnes. Elle vit encore, est resiée fille, et me rend visite de temps en temps... Oh ! mes amis, ajoutait-il, quel changement ! et quelles réflexions il fait naître ! .Ma peinture n'a pas bougé, elle est toujours jeune, elle donne l'heure et le temps du jour oi^i je lai faite. iMais, Mlle Rose et moi, que sommesnous ?

Le succès vint tard à Corol, mais, comme ses camarades de Barbizon, il fut soutenu pour son honnêteté artistique et par la plus admirable constance. Et quel amour débordant de la vie des choses, de la nature palpitante dont lous les souftles se confondaient étroitement avec le sien ! Quelle poésie enchanteresse et éclatante d'éternelle jeunesse lui metlaienl au cœur les natins ivres de lumière et les soirs fugitifs ! Nul n'a senti comme lui la joie de courir la campagne parisienne.

1. Le père de Corot ne crut j.iinais au talent de son Mis. l.orsiiu'à cinquante an.s .seulemenl celui-ci fut décoré, il demanda à Frantjais si vraiment Camille avait quelque mérite : « Vous devez savoir ça, vous qui vous y connaissez en peinture ?»

du lever du jour au coucher du soleil. Dans une lettre à Jules Dupré, il s>s!. du reste, chargé de nous raconter avec une verve merveilleusement évocatrice la journée et les émotions du paysagiste :

« On se lève de bonne heure, à trois heures du matin, avant le soleil; on va s'asseoir au pied d'un arbre, on i-egardeetonattend.On ne voit pasgrand'chose d'abord. La nature ressemble à une toile blanchâtre où s'esquissent à peine les profils de quelques masses : tout est embaumé, tout frissonne au souffle fraîchi de l'aube. Bing! Ihorizon s'éclaircil... le soleil n'a pas encore déchiré la gaze derrière laquelle se cachent la prairie, le vallon, les collines de l'horizon... Les vapeurs nocturnes rampent encore comme des llocons argentés sur les herbes d'un vert transi, iiing !... Bing !... un premier rayon de soleil... un second rayon de soleil... Les petites fleurettes semblent s'éveiller joyeuses... Elles oïd toutes leur goutte de rosée qui tremble... les feuilles frileuses s'agitent au souflle du malin... dans la feuillée, les oiseaux invisibles chantent... Il semble (pie ce sont les fleurs qui font la prière... Les amours à ailes de papillons s'éliattenl sur la prairie et font onduler les hautes herbes... On ne voit rien... tout y est... Le paysage est tout entier derrière la gaze trans- 'parente <hi brouillard, (pii. au reste, monte, monte, aspiré par le soleil, et laisse, en se levant, voir la rivière lamée d'argent, les prés, les arbres, les maisonnettes, le lointain fuyant... On distingue enfin tout ce que l'on devinait d'altord.

« La nature s'assoupit... cependant l'air frais du soir soupire dans les feuilles, la rosée emperle le velours des gazons... Les nymphes fuient, se cachent, et désirent être vues. l>ing I une étoile du ciel qui pique une tète dans f'étang... Charmante étoile, dont le frémissement de l'eau augmente le scintillement, tu me regardes, tu me souris en clignant de l'œil... Bing! une

seconde étoile apparaît dans l'eau ; un second œil s'ouvre. Soyez les bienvenues, fraîches et charmantes étoiles... Bingl Bing-IBing! trois, six, vingt étoiles... toutes les étoiles du ciel se sont donné rendez-vous

dans cet heureux t'iang'.

Tout s"assombrit encore...

(>orol.

D'apii's lin iiorliail do BucourI (Colloclion de l'Arl).

L'étang seul scintille... (Vesl im fourmillement d'étoiles. L'illusion se produit... Le soleil étant couché, le soleil... intérieur de l'âme, le soleil de l'art se lève... Bon! voilà mon tableau fait ! «

Cette verve, cet enthousiasme, ce lyrisme familier se retrouvaient dans toutes les conversations de Corot, surtout après ces dîners de camarades dont il raffolait et où il demandait volontiers au bon vin un sti-

mulant de plus. Parfois même, il en abusait de ce bon vin, mais ra ne rempéchait nullement d'être debout à trois heures, frais et dispos pour aller chanter son oraison vibrante et transportée aux brumes argentées du malin. Un soir, en compagnie de son élève et ami Français, il se laissa entraînera des libations si copieuses que son commensal dut monter le coucher. Le lendemain, au.x premières lueurs de l'aurore, il apparut au chevet de Français, ayant tout oublié, frais comme une rose. Le disciple s'étonne :

— Comment? déjà levé, papa !

— Tu ne vois pas cette auréole qui éblouit la bMièlre ? Je vais courtiser la belle danjc '.

Courtiser la belle dame ! Uuclle grâce exquise el en même temps que d'adoralion dans ce mol du vieux paysagiste parlant de la natui'c comme d"un(; ^ivalll(■ leine de jjcauté. Son dernier mot sera pour (die, lorscju'au lit de mort, élevant dans Tair sa main treniblanle, comme pour peindre d'insaisissables images, il dira an milieu d'un radieiix délire :

— Yois-tu comme c'est beau. Je n'ai jamais vu d'aussi admirables paysages.

Il y en aurait long à conter sur les autres citoyens de celte peliterépublique du paysage (|ue fut Barbi/.on. De Charles Jacque disons seulement (piil s'occupait de sa basse-cour avec un soin passionné et qu'il introduisit dans la région la culture des asperges. A propos de .Jules Dupré, rapportons cette histoire. Un jour Corol lui envoya une es([uisse avec cette simple ligne : A finir par Dupré. Dupré y mit deux ou trois touches, campa quelques vaches et la renvoya à Corot avec celte autre ligne : A finir par Corol. jNi l'un ni l'autre ne l)ouvait d'une façon [ilus spirituelle proclamer la supériorité du lalenl de sou compagnon. Et il y avait

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