Max C.lm uep, (iiislare Courbet, .Souoenirs
« Il fit l'eau de même et tout cela prenait de la tournure. Et toujoui's son couteau courait sur la toile. A ({Uîitre heures, le tableau était terminé et l'on y voyait la main du maître et son souffle puissant. Nous étions stupéfaits. A peine deux heures de travail pour couvrir une toile dunmèlreM »
Cette vie simple et contemplative devant les horizons larg^es ou couverts a donné aux peintres de l'école du Plein air une exécution Iil)re et émouvante, une ferveur communicative et touchante, un accent de sincérité qui charme, entraîne et parle à notre âme autant qu'à nos yeux. Par là, l'humble hameau de Harbizon est devenu le rival de ces riches cités de l'Italie et des Flandres qui donnaient leurs noms aux plus rayonnantes filéiades d'artistes. A l'égal de ceux-ci il faut admirer les maîtres à la vie humble, aux habitudes paysannes dont le génie a grandi dans les épreuves sous les souffles vivifiants de la l'orêt. Ils resteront comme des modèles de courage et de persévérance autant que d'art noble et prestigieux. Mais si leur cœur a pu dépenser tant de force, c'est qu'elle leur était apportée par la foi et lamour.