Le lieutenant de Brackenhielm se remit de cette blessure
Je conlinuo la poursuite pendant plus de quatre kilomèli-es avec mes cavaliers, mieux moulés que les Mexicains, mais sans pouvoir cependant les joindre, car ils ont beaucoup d'avance sur moi. Se retournant de temps eu temps sur leurs selles, pour lâcher leur coup de lusil, les gaillards disparaissent, les uns après les autres, dans des sentiers à peine frayés dans la forêt. Le commanlant fait alors sonner le ralliement '. »
Tandis que nos ciiasseurs d'Afrique se livrent à cette folle chevauchée, le g-énéral de Castagny s'est hàtédaccourir avec le gros de la colonne, se contentant de laisser à Los Veranos une compagnie de chasseurs à pied sous les ordres du lieutenant Chauffeur. Hélas ! dans la nuit même, le village est attaqué par un très nombreux parti mexicain sous les ordres de Corona, le terrible chef qui fait passer la charrue sur l'emplacement encore fumant des villages qu'il détruit. Pendant deux heures, nos soldats opposent dans l'église une résistance opiniâtre. .Mais les assaillants entassent des fagots contre les murailles et réussissent ainsi à incendier l'édifice. Bien des victimes gisent déjà sur les dalles des chapelles et autour du maître-autel. Aveuglés par des torrents d'épaisse fumée noire, les lieutenants Chauffeur et Jeauselme font avec leurs hommes valides une sortie à la baïonnette. Quarante chasseurs, presque tous blessés, tombent entre les mains des Mexicains. Tout le village flambe comme une torche. A coups de fouet, à coups de crosse, les prisonniers sont emmenés à El Jacobo distant de cinq ou six lieues et, là, tous massacrés avec d'horribles raffinements. Les féroces vainqueurs les ligotlent aux troncs des arbres géants de la foret vierge et, froidement, avec tout le calme qu'on met à un exercice de tir, les officiers de Corona se mettent à les cribler de balles de revolver,