‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 22 sur 133 · Vicomte dk Mo.NTFoirr. Au Mexique {Le Correspondunl · texte numérisé non relu

Vicomte dk Mo.NTFoirr. Au Mexique {Le Correspondunl

Le lendemain, la colonne de Castagny revient sur ses pas pour cantonner de nouveau à Los Veranos. Ouel spectacle ! Le riant village n'est plus qu'un amas de décombres. Des cadavres alTreusement niulilés de chasseurs à pied jonchent le sol. Beaucoup ont les doigts désarticulés et passés dans les boutonnières de leur tunique. (I \'engeance ! vengeance ! » Justement, cinq ou six cents lanciers mexicains font irruption dans le camp. (( Allons-y, mes enfants ! >» crie le commandant de Montarby en lançant ses chasseurs d'Afrique en fourrageurs. 11 pique hardiment vers l'ennemi, le sabre haul, mais le voici qui roule sans vie aux pietls de son cheval. L'élan de nos cavahers n'en devient que plus furieux, plus implacable. Uuels magnitiques couj)s de sabre ! De leurs larges éperons, les Mexicains ensanglanlent les Hancs de leurs chevaux pour se mettre hors d'atleinle. Une femme les accompagne et fait vaillamment le coup de feu. C'est la maîtresse du chef Martine/.. Sa moulure finit par l'emporter sauve, mais le chef Jésus Félix, son lieulenani ('orrea et cincjuante hommes restent sur h; carreau '. Le lieutenant ilc Montforl a reçu une balhî dans celleacharnée poursuite. Il n'en demeure pas moins parmi ses compagnons de guerre pendant leur marche sur Mazallan. Là, des colonnes mobiles s'organisent, puis s'en vouL ravageant le pays, brTdant les récoltes, tuant les bestiaux, fusillant les hommes pris les armes à la main. Ce n'était, certes, pas le moyen de nous créer des partisans, mais la rage était la plus forte et, du moins, les petits chasseurs de Los Veranos furent bien vengés.

Quelle guerre, où le roman se mêle à l'horreur, oi^i, chez nos farouches adversaires, une certaine audace chevaleresque faisait excuser l'atroce barbarie ! Nous venons de voir une Bradamante en sombrero faisant

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