‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 43 sur 133 · Alphonse Dai det, T renie ana de Paris · texte numérisé non relu

Alphonse Dai det, T renie ana de Paris

2. Son œuvre principale est Vllisloire de la Révolulion de IS'iS (en (ItHix voimnosi. Il faut y joindre les I eltres républicaines qui furent céièljres en 184.S ; Nélida, roman ; Vh'ssai sur la Liberté; les Esrjuisses morales el poliliques : Trois journées de la vie de Marie Sluarl : Florence el Turin ; Danle et Cn'llie, el rà et là (les études sur l'Allemagne el sa littéralure.

tilly noir, on rentendait se dire démocrate — et elle Tétait — cela surprenait et impressionnait comme un contraste K

Même dans ses moments assez rares d'expansion, rien dans sa physionomie ne trahissait la passion qui avait amené dans sa vie un si violent orage. Toute infraction au savoir-vivre, tout sii^ne de mauvaise éducation la faisait cruellement soullVir. Néanmoins, vivant hors de son milieu d'orig-ine, elle avait fini par perdre la notion exacte des situations acquises par le talent et « leur proportionnalité mondaine ». Elle scandalisa littéralement son entourage assez fortement imprégné de préjug-és philosophiques ou littéraires, en faisant dîner le chef d'orchestre Pasdeloupavec Littré, Carnot et Grévy, et une autre fois en invitant un chanteur d'opérette avec Paul de Saint-Victor. Pour elle, tout talent avait sa valeur qui le rapprochait des plus nobles. Ce qu'elle n'aimait pas, c'était Tesprit à facettes, les mots de conversation, qu'elle feignait de ne pas comprendre. Son salon de la rue de Presbourg- respirait une atmosphère de gravité. Dans les propos, le roman et le théâtre cédaient le pas à la politique, à la philosophie, à l'esthétique. On devine (pie la musique jouissait d'une place d'honneur '.

Le libéralisme professé par la maîtresse de maison et ses hôtes ne reculait [tas devant les causes sociales lesplus avancées. IJien que jugée par eux modérée dans son républicanisme, elle éprouvait une orgueilleuse satisfaction à se trouver en relations épistolaires avec les grands révolutionnaires étrangers. Elle le faisait généralement dans leur langue, car elle en parlait plusieurs, qualité rare chez une femme de son époque. Elle lisait volontiers à ses assidus des lettres adressées

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