‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 69 sur 133 · Baron AmEnr Verly, L'Escadron des Cenl-rjardes · texte numérisé non relu

Baron AmEnr Verly, L'Escadron des Cenl-rjardes

(l'avoir reçu sur le visage la main (ie sa bien-aimée souveraine. Ce niartvr de la consig-ne savait encore faire preuve des galanteries d'un marquis d'ancien régime ^

Cha(|ue jour, un olTiciei- restait en tenue à l'hôtel des Cent-gardes de la rue de Bellecliasse, prêt à recevoir tous les ordres venant des Tuileries. Pour les bals et les réceptions, l'escadron entier était commandé de service. Ouel triomphe alors pour les magnirupies cavaliers échelonnés tout au long de l'escalier d'honneur ou placés à toutes les portes donnant accès aux appartements on aux salons ! A Saint-Cloud, durant les séjours de la Cour, deux pelotons occupaient le quartier de Sèvres, à l'extrémité du parc. A Fontainebleau et à Compiègne, il n'y en avait rpi'un seul cpion logeait à la Vénerie. Dans ces résidences, le service paraissait parfois monotone. Les officiers en occupaient les heures de loisir avec des parties de l)illard, d'échecs ou de co(|, jeu turbulent alors très à la mode dans la garde. 11 amena à Couipiègne une amusante aventure. Un jour, un sous-lieutenant des Cent-gardes s'ennuyant à périr, proposa au secrétaire du palais une partie <Je coq. On dépose luni(pie et habil, et voilà les deux champions (|ui s'escriment dans un corridor, assis par terre, un bûlon passé sous les genoux, les mains tenant les extrémités du bâton, sautant en avant de di-oite et de gau-lie, se heurtant, jusqu'à ce que l'un d'eux tombe et roule comme une houle. Ce fut le sous-lieutenant. Fatalité ! 11 roule si bien qu'il enfonce une porte dans le corridor et qu'il se précipite, la tète la première dans l'apijartement de l'Impératrice. Sa Majesté n'en peut revenir :

— Ouoi ! l'officier des Cent-gardes en bras de chemise et par terre I Que veut dire?

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