Baron Albert Verly, L'Escadron ries Cenl'gardee
Les deux combaLtaiils s'expliquent, mais la souveraine ne les tienL pas quilles ainsi. Sans songer à des reproches qu'ils ne inérilenl pas el que son sourire démenlirait, elle les lail entrer dans son salon et demande une représentation complète du jeu de coq. 11
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Officiers et caiiLiiiière des guides de la garde. D'après une aquarelle du capitaine Lalialle.
l'aut s'cxéculcr. Nuilà de nouveau les joiilcurs aux prises devani une séduisante cour de demoiselles (riionneur gracicMiseuuMit |)r(''si(l(''e par l'Impératrice et (pii ne tarde pas à rire aux larmes '.
Une des prérogatives dont les Cenl-gardes se mon- I raient le plus fiers, c'était la remise des ai.gles aux réi;"iui(;nts de la i^rarde. Suivant la tradition du Premier
I. r>.noii Albert \ i.iu.v, L'I-^scailmn îles <'.c'iil-(/ardcs.
empire, ces aigles étaient déposées aux Tuileries, dans le cabinet de Napoléon III. Lors(iirelles devaient sortir, un peloton de cent-gardes commandé par un lieutenant et précédé d'un Iroinpcttc^ à rinstrument arij;enlé, orné d'une llamme de soie bleue brotlée, allait se former en colonne par t|uatre dans la cour des Tuileries. Drapeau.v et étendards étaient alors remis aux cavaliers des deux ranpi^s intéricMirs. Les autres mettaient sabre au clair el l'on partait pour le; terrain où avait lien la prise d'armes. Tue Cois devant le froni de la garde im{)criale, le trompette sonnait « à l'aigle ». Alors, de Ions les corps se détachaient les porte-aigle escortés de leur garde. Ils jtrenaient des mains des cenl-gardes les enseignes sacrés et allaient cnsuilc devant le front de leurs régiments respectifs leur faire rendre les honneurs réglementaires. Lorscpie les troupes étaient sur le point de se disloquer pour rejoindre leurs casernements, on sonnail de nouveau»;! l'aigle ».<'t les cent-gardcs l'cpreuaient leur précieux dé[)ùl (pu allait de nouveau doi'mir dans le cabinet impérial '.
Ce cérémonial imposant se répétait pom- toutes les revues de la garde impériale. Ah ! ces revues, comment en l'endre l'éclat, le brio, l'enlhousiasme ? Kvo({uonsen une passée par l'Empereur et l'Impératrice sur le champ de courses de Longchamj)s, en une belle aprèsmidi prinlanière. Les lignes de l'infanterie et de la cavalerie s'allongent en masses multicolores étincelantes d'éclairs de baïonnettes, de casques, de cuirasses, de pUupu^s de cuivre, crêtées de bonnets à poil, de shakos, de turbans, de colbacks, de talpacks, de shapskas, de plumets, de chenilles, de crinières. « (larde à vous! »