‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 8 sur 133 · Al lUSTiN l'ii.oN, Le Prince impérial · texte numérisé non relu

Al lUSTiN l'ii.oN, Le Prince impérial

TE PRIXCE IMPERIAL 19

lion épineuse pour des courtisans eL même pour des amis sincères. Les avis étaient partagés et Ton s'arrêta à une solution mixte qui semblait devoir être la plus agréable à T Empereur et à l'Impératrice : l'enfant, conclut-on, tenait des deux.

— Alors, fit-il malicieusement, à droite, c'est papa, et à gauche, c'est maman.

Et amusé par cette idée burlesque, il se mit aussitôt en devoir de la réaliser d'une façon concrète en sa peisonne. D'un côté immobilisant ses traits, éteignant son regard, il effilait distraitement le bout d'une moustache imaginaire, et de. l'autre il faisait des efforts pour rendre l'animation de physionomie, le beau sourire, le regard si gracieux de sa mère.

La vie du Prince impt'rial était ainsi réglée. 11 se levait à six heures et demie, prenait du chocolat, puis travaillait jusqu'à huit heures et demie. Il faisait alors avec son précepteur ou l'un de ses aides de camp une promenade d'une demi heure dans le jardin réservé des Tuileries ou sur la terrasse du bord de l'eau. £n rentrant, il montait au premier élage chez l'Impératrice, passait de là chez l'Empereur, puis se remettait à l'étude jusqu'à onze heures et demie. Il déjeunait, à cette heure, dans la salle des jeux. Ensuite, il se livrait aux exercices du corps, gymnastique, escrime, équitation, maniement d'armes, ou faisait avec son précepteur une promenade instructive. Vers quatre heures, il se i"emettait au travail et faisait ses devoirs côte à côte avec son compagnon de tous les instants, Louis Conneau ', lîls du docteur (tonneau, médecin et ami de l'Empereur, qui travaillait sur une table jumelle de la sienne. Par-

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