iLLF.MESSANT, Soiiueiiirs d'un journalisle
et désinvoltiiro. En même temps qu'un dos derniers maîtres en l'art d'agir, Morny représente un des derniers hommes de g-ouvernemenl en talons rouges. Son intlucnce prépondérante sur les milieux politiques de son temps a-t-ellc été salutaire? Nous demanderons la réponse à un de ses contemporains, au général du Barail ^ « 11 incarnait, écrit celui-ci, le type des hommes d'Klat de sa génération. Il possédait une habileté sans limites, un doigté merveilleux, une énergie de soldat cachée sous des dehors de grand seigneur, celte main de fer dans un gant de velours à laquelle on pei-met tout en France, parce qu'elle s'adapte à la fois à noire docilité et à notre susceptibilité. Pour être tout à fait grand homme, il lui manqua un peu de scrupules"dans le choix des moyens et pas assez de dédain de ses intérêts personnels. Dans tous les cas, il eut cet honneur que l'opinion jiubliijue, en le voyant disparaître, crut que l'Empire perdait en lui l'inspirateur de ses belles années. »