‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 88 sur 133 · Marquis i>e Massa, Souvenir.^ et Impreanions · texte numérisé non relu

Marquis i>e Massa, Souvenir.^ et Impreanions

D'autres hommes s'étaient vu attribuer dans la revue un rôle- moins modeste. Le comte Davillier, en commissionnaire, traînait sur la scène la statue de Yercingélorix nouvellement érigée sur remplacement de l'ancienne Alésia par ordre de l'Empereur. Le comte de Solms jouait le rôle de l'escamoteur liobin; on renfermait dans la fameuse armoire des frères Davenporl. M. Ashton Blount chantait la Femme à Aar/ve avec autant de succès que Thérésa, et les applaudissements n'oubliaient pas davantage le marquis de Gaux en cocodès et le vicomte Aguado qui chantait un duo burlesque et dansait un pas de deux avec Mme de Poilly-Selika. Enfin, de tout jeunes acteurs, Louis Conneau et Pierre de Bourgoiug déridaient les fronts les plus sévères par la scène du mulet rétif présenté tous les soirs, au Cirque des Champs-Elysées, avec une prime de cent francs pour le spectateur <jui parviendrait à le monter. Courbés sous une carcasse de carton, pantalonnés de toile grise, ils imitaient à plaisir les bonds et les ruades de l'indomptable (puulrupède. « Comme ils n'y voyaient pas clair pour se diriger, le baron Lambert, pendant les premières répétitions avait été obligé, en soulevant la queue de l'aninud, de leur transmettre des indications parle plus singuliiu* des téléphones '. »

On avait rései'vé au Prince impérial un rôle plus solennel. Il paraissait dans la scène allégorique de la fin, en uniforme de grenadier, le fusil au bras, l'énorme bonnet à poil coiffant gaillardement ses neuf ans. Cette aimable et fraîche apparition personniliait l'Avenir. Riche de tant d'espérances, l'héritier du trône s'adressait aii Passé glorieux dans la personne du général Mellinet :

Eii (onlcMiiiilanl le si nol)lc visage Du vieux soldai et son Iront sillonné, .laime à penseï' <[u à mon jeune courage Pareil honneur, un jour sera donne.

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