‹ La société du second empire (volume 2)Chapitre 92 sur 133 · Lettre piil)liée i»ar I^- Véim>n, Oiuilre ans de rhjne · texte numérisé non relu

Lettre piil)liée i»ar I^- Véim>n, Oiuilre ans de rhjne

L ACADEMIE FliAXÇAISE 307

céda, mais il maintint son droit de choisir des membres supplémentaires de l'Institut. La partie essentielle du décret s'exécuta sans résistance et sans protestation violente. L'Académie française elle-même mit une sourdine à ses coups d'épingle. c( Elle consentait à marquer son opposition, mais elle ne consentait point à rendre cette opposition trop directe ou téméraire. )) Ainsi parlé en ses Mémoires le comte de Falloux tlont l'élection allait être pour l'Académie le point de départ d'une situation nouvelle.

Les récents scrutins avaient rencontré une adhésion presque unanime. L'évoque d'Orléans. M"gr Dupanlou[), occupait dignement le fauteuil où lAcadémie avait accoutumé de faire asseoir un membre influent du clergé. Rompue au décès de Mgr de Ouélen, cette tradition s'était renouée sans secousse ni protestation. Avec Silvestre de Sacy, représentant autorisé de la presse littéraire, il entrait dans la compagnie un vague parfum de jansénisme qui ne laissait pas d'être prisé '. Lesélectionsde Legouvé et dePonsard se justifiaientpar des succès dramatiques; celle de Biot parut le couronnement •attendu d'une belle vie consacrée à la science, QuanI

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