‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 11 sur 84 · Général comte I'Lkukv, Suiu'cuirs · texte numérisé non relu

Général comte I'Lkukv, Suiu'cuirs

LES PRELIMINAIRES Dl" COIP D ETAT 13

les titres, Balzac, se mourait en silence. Le Président de la République envoyait, chaque jour, savoir de ses nouvelles. Il avait appris à le connaître, à l'aimer dans les loisirs d'une longue captivité. « Je lui dois beaucoup, disait-il. Il fut longtemps la consolation ou, tout au moins, l'oubli de mes peines '. >>

Dès les premiers jours de sa présidence, le prince Louis-Napoléon avait fait rétablir son oncle Jérôme Napoléon, l'ancien roi de Westphalie, sur les contrôles de l'armée comme général de division et il lui avait donné le gouvernement de l'Hôtel des Invalides. Il avait ensuite nommé à l'ambassade d'Espagne son cousin Napoléon, fils de Jérôme. Celui-ci était bien connu pour ses opinions démocratiques. Elevé à l'école militaire de Wurtemberg par les soins de son oncle, le roi, frère de sa mère, doté d'une pension de 3o.ooo francs par le souverain, il vivait de cette pension qu'il cumulait avec les 80.000 francs de son ambassade. Mais, s'étant avisé un jour d'écrire à son oncle une lettre où il faisait parade de ses opinions avancées et qu'il signa le citoyen Bonaparte, l'oncle lit savoir au neveu que, comme il croyait qu'il serait indigne à un démocrate desonespèce de grever plus longtemps la cassette d'un tyran, sa pension était supprimée. Bientôt, le prince Jérôme-Napoléon dut quitter son ambassade et revenir à Paris. Il alla habiter aux Invalides un petit appartement dépendant de celui de son père, gouverneur de l'Hôtel. Un profond dissentiment le séparait de son cousin, le Prince-Président et le conduisit à une opposition manifeste contre la politique de celui-ci -,

Déjà, Louis-Napoléon voyait, dans les milieux parlementaires, des adversaires se dresser et se grouper contre lui. A mesure qu'il affermissait son autorité et

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