‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 22 sur 84 · Comte HoPACE de Vieî.-Castel, Mémoires · texte numérisé non relu

Comte HoPACE de Vieî.-Castel, Mémoires

2S LA SOCIHTK DU SFXOND EMPIRE

homme à la sensibilité trop vive. La politique l'intéressait peu, mais il avait cette passion d'être dans le monde qui fait supporter même des conversations vides et ennuyeuses \

Louis-Napoléon sentait la nécessité de sortir de rimpasse où il se trouvait. Il aurait voulu recevoir la continuation de son mandat de l'assentiment unanime de la nation consacré par la voie légale. Mais il savait que ses ennemis ne lui laisseraient pas accomplir cette tâche. Seule, une entreprise énergique et hardie pouvait le sauver et sauver le pays avec lui. Il lui fallait des hommes nouveaux, audacieux, déterminés, pour conduire cette entreprise à bonne fin. Elle demandait un organisateur et un chef. Sur qui porter un choix? Le commandant Fleury indiqua le général de Saint-Arnaud sous les ordres de qui il avait servi en Afrique. Celui-ci était un soldat d'une haute intelligence et d'un esprit distingué, doué i\e6 plus brillantes (jualités de coup d'œil, de décision et de bravouve et doublé d'un gentleman de belle tournure et de manières parfaites. Adroitement pressenti par le commandant Fleury qui alla le voir à Conslantine, le général de Saint-Arnaud accepta le rôle que voulait lui confier le Prince. Après vme expédition fort bien conduilc^ en Petite Kabylie, il arriva à Paris, précédé d'une llatteuse notoriété et déjà désigné par l'opinion comme le futur ministre de la Guerre. Il en reçut le portefeuille, le 27 octobre.

C'est répocjue de la rentrée de la Chambre. Les événements se pressent, la situation est pleine de périls. Un combat à mort se poursuit entre le Président et l'Assi^mblée. Les questeurs déposent une proposition pour revêlirle président de la Chand)re, Dupin, du droit de requérir la force armée (pi'il croira utile à la sûreté des représentants et de la faculté de nommer un géné-

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