‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 24 sur 84 · Conile lIuRACK de \'iel-Castel, Mémoires · texte numérisé non relu

Conile lIuRACK de \'iel-Castel, Mémoires

tacle des séances. Ce n'étaient que cris, vociférations, interpellations, au détriment des solutions que le pays attendait sur les questions économiques et sociales ^ Le commandant en chef de l'armée de Paris, le général Magnan, avait réuni dans son salon tous ses officiers généraux. « Messieurs, leur avait-il dit, il peut se faire que d'ici à peu de temps votre général en chef juge à propos de s'associer à une détermination de la plus haute importance. Vous obéirez passivement à ses ordres. Mais, quoi qu'il arrive, ma responsabilité vous couvrira. Vous ne recevrez pas un ordre qui ne soit écrit et signé de moi. Par conséquent, en cas d'insuccès, quel que soit le gouvernement qui vous demande compte de vos actes, vous n'aurez qu'à montrer, pour vous garantir, ces ordres que vous aurez reçus. » Puis \c plus ancien des généraux convoqués, le général Reybell, ayant parlé, au nom de ses collègues, d'un élu du peuple qui ferait peut-être un prochain appel à la souveraineté nationale et au dévouement de l'armée, une chaleureuse acclamation avait couvert ses paroles et toute l'assistance avait juré lidélilé et dévouement au Prince pour le jour où il lui conviendrait d'agir^.

Naturellement, ces préparatifs d'actions (Haient ténus secrets. Le Président ne s'entretenait de ses projets qu'avec de très rares initiés : Saint-Arnaud, Morny, le chef du cabinet, Mocquard, le préfet de police Carlier et un ami personnel de longue dal(^ M. de Persigny, dont il avait pu apprécier maintes fois le dévouement, l'intelligence et le courageux sang-froid. M. de Persigny était entré dans larmée sous la Restauration et élait devenu sous-oflicier de hussards. Sorti le premier de l'école de Saumur, il avait (juitté le service

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