Munileur universel, d«^cemhre
Le Prince-Président Louis-Napoléon à la revue de Satory
Tableau d'Horace Vernet. Apjjartient au Prince Murât.
et tombe mort près du g-énéral de Cotte qui a, au même moment, son cheval tué sous lui. Sous une grêle de balles, le 72® se précipite sur la barricade et réussit enfin à en déloger les insurgés ^.
Pendant ce temps, la division Levasseur prenait ces insurgés à revers en partant de la poinle Saint-Eustache et de la partie basse des rues Saint-Denis et Saint-Martin, tandis que le général de Courtigis, parti de Vincennes, descendait lenlement le faubourg Saint-Antoine et renversait les barricades qu'il trouvait sur sa route. Sur tous les points, les révoltés combattaient avec bravoure et opiniâtreté. Des rassemblements parcouraient la rive gauche et y semaient le trouble. L'un d'eux se ruait sur le pont Saint-Michel, en forçait le passage et se précipitait audacieusement au .pas de course vers la Préfecture de police, (pi'il cherchait à enlever, mais qui fut bientôtdégagée.
La garde républicaine avait la défense de tous les ponts et en interdisait le passage à quiconque paraissait suspect. Un individu, porteur d'armes sous sa blouse, ayant été arrêté au moment où il voulait forcer la consigne, fut fusillé à l'entrée du Pont-Neuf et son corps jeté aussitôt dans la Seine. Mais n'ayant eu que la cuisse brisée, ce malheureux trouva encore la force et la présence d'esprit, dans sa chute, de s'accrocher à l'un des câbles qui attachent au pont les bains de la Samaritaine. A ses cris, l'un des garçons de l'établissement accourut à son secours et l'arracha à tous les périls de sa position. Il se nommait Berger, jardinier à Passy. On le fit transporter à l'hôpital de la Charité et il survécut à ses blessures .
La lutte fut particulièrement acharnée et sanglante du côté des Halles, aux barricades de la pointe Saint-