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la grande-duchesse de Bade, Stéphanie de Beanharnais, lui avait conseillé d'épouser une princesse royale et lui avait recommandé sa nièce Caroline, fille du prince Wasa, fils lui-même de Gustave IV, roi de Suède.
Le Prince avait toujours éprouvé une vive sympathie pour sa cousine, la duchesse de Hamilton. Ilss'élaienl be aucoup vus au temps de leurs premières années de jeunesse et Louis-Napoléon se rappelait avec plaisir un aimable épisode de cette intimité. Un jour rpi'ilse promenaitsurles bords du Rhin avec cette cousine et ses sœurs, Louise et Joséphine, la conversation tomba sur la galanterie des anciens temps. La princesse Marie vantait lesprit chevaleresque des preux. Le Prince affirmait que les Français n'avaient pasdégénéréetqu'ilsétaientaussibraves et chevaleresques que leurs ancêtres. Pendant qu'il parlait, un coup de vent enleva du chapeau de sa cousine, la princesse Louise, une tleur qui tomba dans le fleuve. « Ah ! dit la princesse Marie, tandis que la fleur filait emportée par le courant, quelle belle occasion pour un chevalier des temps anciens ! » Aussitôt, avant qu'on ait pu dire un mot pour l'en empêcher, le Prince plonge tout habillé, nage hardiment en plein fleuve, atteint la fleur, la saisit et revient vers la rive, luttant contre le flot qui, à un moment, menaçait de l'entraîner. Quelques brasses vigoureuses, et il escalade la rive, et s'approche, tout dégouttant d'eau et un peu essoufflé, de la princesse Marie et lui dit, avec une grande révérence. « Voici la fleur, belle cousine, » mais, ajoute-t-il en frissonnant, — car ceci se passait en hiver, — « pour l'amour du ciel, ne pensez plus à vos anciens chevaliers '. >-
Sans doute, la duchesse de Hamilton s'était souvenue du courage et de la galanterie montrés par Louis-Napoléon à cette heure de jeunesse, lorsqu'elle lui avait pro-