Général comte Fleur y, Soiirenu
foucauM, résidence du prince de Wagram, une fête o(Terte à Louis-Napoléon Bonaparte, pour appuyer les préliminaires d'un mariage. Le Président se rendit à l'invitation de son hôte et assista au bal donné en son honneur. Mais la jeune fille ne lui plut pas. Oui sait? Peut-être était-H amoureux déjà? Plus lard, il voulut marier Mlle de Wagram au prince Jérôme Napoléon. Mais la réponse du père fut nette :
— J'aurais donné ma fille, dit- il, au Prince-Président. Mais je la refuse à son cousin ^
Lorsque l'Empire fut proclamé, la nécessité dun mariage devenait plus pressante. Mais déjà il était bien difficile de parler au souverain de nouveaux projets. D'abord certaines difficultés d'ordre politique apparaissaient nettement à tous les yeux. Le duc d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe, en possession du titre et des droits du prince héritier, orné des dons de l'esprit et du corps, avait cherché pendant sept ans une fiancée dans toute l'Europe, avant de rencontrer une princesse accomplie sans doute, mais d'une maison bien secondaire, et appartenant à la religion luthérienne. Ce souvenir présent à tous les esprits rappelait les hésitations avec lesquelles les vieilles dynasties ouvrent leurs rangs aux nouvelles. Mais là n était pas le principal obstacle. Cet obstacle se trouvait dans le cœur de Napoléon IIL 11 avait- vu à un bal chez la princesse Mathilde une ravissante jeune fille. I*]t, sans se prononcer encore, son cccur se laissait aller (hMicieusement à ce chai'me nouveau -.
Cette jeune fille s'appelait Mlle Eugénie de Montijo. Sa figure ovale et d'une ])ur(l('' de ti'aits reinar(|uables était singulièi-ement attirante. Elle avait un teint clair et brillant, des yeux bleus [)articulièrement doux et
1. ^'i(:olllle DE Bkaumont-Vassy, Ilii^loire inlinie du Second Empire.