‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 6 sur 84 · CitMU'r;»! l'oiiilc i'i.Kiitv, Sniincnirx · texte numérisé non relu

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2. noiiciir \'r it()\, Xniircdii.r Mrniniri's d'un l>oiirgeoix de Paris.

n'allait pas tarder à devenir son antagoniste et le chef de l'opposition parlementaire contre lui, à Changarnier. Ce résultat causa une profonde impression en France et en Europe. Les votes avaient été non seulement à l'héritier des traditions et des gloires napoléoniennes, mais au défenseur de l'ordre et de la sécurité publique chaque jour plus menacés. En effet, dans sa proclamation au peuple, au lendemain de la terrible insurrection de Juin, le Prince avait affirmé sa ferme volonté de dompter l'anarchie. Il avait dit : « Il est temps que les bons se rassurent et que les méchants tremblent. » Il avait averti les fauteurs de désordres qu'il ne « reculerait devant rien » pour rendre la paix au pays '.

Le 20 décembre i8^|8, après vérification des votes, Armand Marrast, président de l'Assemblée nationale, proclama le Prince Louis-Napoléon Bonaparte président de la République à dater de ce jour et jusqu'au mois de mai i852. Le Prince monta aussitôt à la tribune pour prêter le serment exigé par la Constitution. En en descendant, il alla tendre la main au général Cavaignac qui refusa la sienne. La Chambre presque entière fut aussi péniblement impressionnée d'un tel mancjue de convenances qu'elle avait su gré au nouveau président de la République de son acte de haute courtoisie envers le vaincu du scrutin du lo décembre. Puis Louis-Napoléon, accompagné du bureau de l'Assemblée et d'un grand nombre de représentants, se rendit en grande pompe à l'Élysée-Bourbon alTecté à sa résidence. Sur son passage, la foule l'acclama avec un indicible enthousiasme. Le peuple obstruait les rues. C'est ainsi que le neveu du grand Empereur entra dans ce palais oii, trente-trois ans auparavant, l'oncle avait signé son abdication.

Dès qu'il fut à l'Elysée, celui qu'on appelait déjà le

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