Paul dk Moli'.nks, Commentaires d'un soldat
3. Blessé le 11 avril IS.")."), le général succoiidia li- Ki.
« Nul homme ne pouvait mieux comprendre el plus aimer que le général Canrobert ce cœur droit et honnête du général Bizot ', ce cceur semblable à une lampe utile,
En Crimée, liUiograpliie d'Hippolyte Bellangé.
Air de : ht Daine Blanche
Au camp des zouaves français L'hospitalité se donne Et ne se vend jamais, Non jamais, jamais jamais
oùjjrillait constamment une flamme pure, entretenue par une huile précieuse : l'amour du devoir servi par le ffoût du travail. Aussi ce fut avec une triste émotion
1. Au sujet du général Bizot, dans ses Souvenirs et Campagnes le général de la Motte-Rouge a tracé ces lignes : « C'est jusletement parce que Bizot était un noble caractère, donnant à tous, chaque jour, le modèle du courage, du devoir accompli, du dévouement, de l'abnégation; c'est parce que Bizot avait toutes les vertus et toutes les mâles qualités, que Dieu, dans sa justice infinie, lui a accordé le suprême bonheur de tomber en soldat, sur la brèche, en face de l'ennemi ! »
que le général en chef pénétra sous l'abri où gisait son compagnon et son ami. Le général Bizot avait la tête enveloppée de bandages. Quand il vit s'approcher de son lit le chef sous lequel il servait, avec un sentiment de déférence militaire qui eut quelque chose de singulièrement touchant, il essaya de se soulever. Il pouvait encore parler, seulement sa parole se ressentait de la nature même de sa blessure : elle avait déjà le son profond et voilé que la mort donne à la parole humaine. Après avoir remercié le général en chef, il lui dit que tout allait bien. 11 ne parlait pas, bien entendu, de son enveloppe brisée, où il sentait la vie près de disparaître, mais du siège de Sébastopol, dont il avait reçu à l'instant même de bonnes nouvelles. 11 était arrivé sans eiTort, par le seul fait de cette blessure mortelle, à ce qui est assurément le plus pai-fait état de l'àme, à une complète abnégation. 11 ne tenait plus à ce monde que par son intérêt à l'œuvre pour laquelle il allait mourir.
« Quelques jours après, on l'ensevelissait à quelque distance du moulin d'inkerraann, en face de ces tranchées où il avait erré si souvent. On entendait sonner à ces émouvantes funérailles, non point un canon de parade, mais le canon du combat, (jui ne mesurait pas ses coups, et qui, à l'heure même où nous conduisions ce deuil, créait plus d'un deuil obscur. Autour de la bière (pi'allait enfouir celle terre déjà gorgée de tant de morts, se tenait la plus étrange réunion d'hommes qui ait peut-être jamais assiste à une cérémonie funèbre. Le général Canrobert, lord Raglan, Orner Pacha, les chefs des trois armées, tous trois de religions diflerentes, étaient debout près de la sombre ouverture où il faut que chacun soit jeié à son tour pour aller aux régions de la lumière.
« Le général (lanroboit voiduL prononcer (juelques paroles avant le bruit de cette première pelletée, de
terre qui est elle-même d'une si terrible éloquence. Sous la double inspiration de ce ({ui l'entourait et de ce qui se passait dans son cœur, il trouva des accents d'une merveilleuse puissance. Il eut des pensées d'une lueur hardie et imprévue. Après avoir évoqué en quelques mots celui dont le cercueil était devant lui, après avoir appelé l'hommag-c de tous sur une existence que sa parole venait de rendre visible et lumineuse au bord de cîette fosse : « Dieu, s'écria-t-il, devait à un pareil « homme une récompense ; cette récompense, il la lui « a donnée par la mort que doit ambitionner chacun de « nous. »
« Ce rapide discours produisit une impression profonde sur un auditoire ému déjà. Il ramena les esprits à l'ordre de pensées dont ils ne doivent jamais s'écarter au jour où les mâles enthousiasmes sont nécessaires. Le général Bizot était aimé, sa mort avait causé une de ces tristesses si rares en ces moments où la mémoire est impuissante à retenir les noms de tous ceux qui succombent. Sa simplicité, sa bonté, sa valeur prodigue et sans faste, lui avaient conquis plus d'une atTection que peut-être il ne soupçonnait point. Les sapeurs qui creusaient sa fosse, ceux qui portaient sa bière avaient des larmes dans les yeux. Un attendrissement si contagieux se répandit dans la foule quand le général Canrobert éleva la voix pour lui adresser les adieux suprêmes, qu'un de mes voisins, jeune officier égyptien attaché à l'état-major d'Omer-Pacha, se mit à fondre en larmes. Malgré ce qu'elle avait de bizarre, la sensibilité de ce pauvre musulman me toucha. Je contemplais ce visage oriental, éclairé par deux grands yeux noirs tout rayonnants de pleurs, avec une surprise bien exempte de toute ironie; je songeais à ces fraternités inattendues qu'engendre la guerre et à ces lois impénétrables du destin qui peut donner à votre convoi des pleureurs sur qui vous comptiez si peu. „
Il n'est pas que des scènes lugubres dans les Commentaires d'un soldat. Nombre de spectacles vivants el joyeux trouvaient moyen de se placer dans la vie des bellig'érants. Voici le camp piémontais.
« Au milieu d'un champ décoré de verdure naissante où j'arrivai un après-midi, une musique militaire bien dirigée jetait à nos oreilles assourdies par le canon une vive et lég-ère harmonie. Que jouait cette musique ? Je l'ai oublié, mais je me rappelle encore l'essaim d'images qu'elle a nourries dans mon esprit, tournoyant dans les flots comme des atomes dorés dans un rayon do soleil. »
« L"armée anglaise oftrait, elle aussi, ses passe-temps nationaux. A quelque distance de Halaklava s'étendait, une vaste plaine où les Anglais avaient org-anisé des courses. A ces coiu'ses participaient les chevaux de nos alliés, nos chevaux arabes et jusqu'à ces petits chevaux turcs et tartaresquelo ciel a i'ails j)our les longues routes, les après sentiers et les rudes labeurs. Les Anglais apportaient à ces divertissements une ardeur consciencieuse. Un jour, dans une de ces suspensions d'armes qu'amène parfois, après des sorties vigoureuses, le désir commun aux assiégeants et aux assiég-és d'ensevelir paisiblement leurs morts, un officier français vint à parler au milieu d'un groui)e d'officiers russes des courses deCarani; ce propos, qu'aucune préméditation n'avait inspiré, montrait à nos adversaires, dans l'armée des alliés, une sérénité d'esprit et une liberté d'allures qu'ils étaient du reste dignes de comprendre. » Il est curieux aussi de savoir quel était l'aspect des tranchées aux heures rapides des armistices. Aussitôt le drapeau blanc élevé sur un des bastions de la ville assiégée, on voyait les parapets se g^ai-nir des boniu's ligures de nos soldats- En face derrière les ouvrages avancés des Russes, se montra i(>nt d'autres visages, pour la i)liipai'l aussi animés d'une expression de eu-
riosité sans fiel. Ce n'étaient plus des ennemis, c'étaient des voisins qui se regardaient... Des deux côtés on s'examinait sans colère, même avec une sorte de bienveillance. La gaieté française reprenait le dessus et certains s'abandonnaient à des plaisanteries qui, comprises ou non, étaient accueillies avec bonhomie. Sitôt le drapeau qui indiquait la trêve abaissé, les tètes se retiraient en même temps derrière leurs abris habituels, et quand le signe d'armistice avait totalement disparu, le feu ne tardait pas à reprendre de part et d'autre. » Encore un signe spécial de la guerre devant Sébastopol : « 11 est arrivé plus d'une fois, ajoute Paul de Molènes, dans ces courts intervalles qu'une tête curieuse semblait sur le point de s'attarder au-dessus d'un parapet ou d'une embuscade. Alors en face d'elle un geste charitable lui indiquait d'avoir promptementà se rendre invisible. Peut-être, ces faits sembleront-ils à quelques hommes une arme contre laguerre. Empruntant à Jean- Jacques ses accents indignés à propos de la superstition païenne, ils s'écrieront : « Vous voyez bien que rinstinctmoral la repousse des cœurs. » Pour moi, dans les actes de cette nature, je salue ce sentiment à la fois humain et altier, délicat et viril, qui porte avec tant de jeunesse un vieil et glorieux nom, destiné, je l'espère, à ne pas s'éteindre encore, qui s'appelle la chevalerie. » Si les Anglais, pour se distraire des longueurs du siège, avaient organisé des courses plates et des steeplechases, les Français eurent recours à leur plaisir favori, le spectacle. A l'extrême droite du camp, près des ravins d'Inkermann, le 2" zouaves organisa son théâtre. « La direction fut contiée au lieutenant Petit-beau. Un ci-devant artiste dramatique, M. Lassagne, se chargea des premiers rôles; les conscrits les plus imberbes tinrent lieu de jeunes premières; on bâtit une salle avec des planches et des toiles ; la musique du régiment fournit l'orchestre. Le prix des places était proportionné
avix faibles ressources du public ; mais raffluence fut si grande que la moyenne des recettes ne s'éleva pas à moins de 4oo francs, et que sur le produit des cinq premières représentations on put envoyer i.3oo francs aux prisonniers de Sébastopol '. »
Pendant dix mois, le théâtre d'Inkermann récréa les assiégeants. Contre Tennui et le choléra, le divertissement inventé par les zouaves avait du bon et il eut plein succès. Les affiches étaient enjolivées de dessins peu remarquables au point de vue artistique, mais spirituellement crayonnés. Parmi les zouzous du 2" régiment, il y avait des bacheliers, des jeunes gens instruits, des ouvriers des faubourgs fervents de Thalie; il y eut même de vrais comédiens, témoin Couder qui devait se faire nue célébrité aux Délassements-Comiques et plus Lard aux Variétés, dans le répertoire d'Otïenbach.
Ces représenlations devant l'ennemi sont presque uniques dans Thistoire du théâtre. « C'était en chantant des refrains, dit encore La BédoUière, en empruntant au Palais-Royal et aux Variétés les plus jolis vaudevilles, qu'on s'égayait à la fin d'un jour de danger sous un ciel sillonné de bombes, le lendemain ou la veille d'un combaL Parfois, une pièce annoncée à l'avance était subitement rayée de l'affiche avec cette inscri[)tion : Relâche pour cause de blessure.
Dixns Français et Busses en Crimée, le capitaine devenu général Herbe parle avec fierté de son théâtre, qu'il ouvril « sous la voûte de la ]iolerne du sud ». Le rideau était une pièce de toile sur laquelle les artistes du régiment avaient barbouillé des motifs d'ornementation. C'est à (jui des témoins du siège donne le plus de détails sur ces représentations originales, où au texte des auteurs s'ajoutaient les j)laisanteries d'actualité. Admirable gaieté française (jue ne troublait pas le bombarde-
1. I.A l5i';i)OLi.n"'.i!iJ, M(il(ik(>l]'. — \<)ir niissi Souucnirn du général (Uer,
rnenl ! Chefs de tous rans^s, les g-énéraux donnanl l'exemple, sous-officiers et soldats venaient rire de tout cœur, peut-être pour la dernière fois avant d'aller à la tranchée. Un vieux zouave quêtait au profit des blessés. Souvent les boulets russes vinrent siffler autour de la salle au beau milieu du spectacle. Les spectateurs haussaient les épaules, &e moquant de la batterie du Piton-Blanc, dite batterie Gringalet, à cause du peu de rectitude de son tir... Parfois, hélas ! la batterie Gring-alet tira juste, interrompant la raillerie des spectateurs. Ou bien, c'était une alerte; entre deux couplets il fallait courir aux armes... A peine si les acteurs avaient le temps d'enlever leurs costumes. Et il arrivait que le lendemain, sur la terre dure, les bras en croix, on reconnaissait le Jocrisse ou la soubrette de la veille. Souvent les affiches du zouave Woffel se trouvaient, par force majeure, modifiées. C'est ainsi que, le G juin i855, une affiche annonçait, pour le dimanche lo, une représentation extraordinaire au profit des blessés. JMais le 7, Pélissier fit enlever le .Mamelon Vert. Le spectacle fut renvoyé au lundi ii et l'affiche portait cette mention : Deux amaleiirs ayant été tués et plusieurs blessés ^ on a été obligé de changer le programme.
L'affiche est renouvelée chaque semaine. On a con serve les titres de pièces : les Ressources de M. Corjuasse, le Bal du Sauvage, Passé minuit, les Anglaises pour rire, — le grand succès, — C Amant de cœur. Dans une baignoire. Ce ne sont là que quelques-unes des pièces qui furent jouées de juin à décembre au théâtre d'Inkermann, au théâtre de Traktir, au théâtre de la Tchernaïa, et cela continue en i856 avec Diane de Lys et de Camélia, le Sire de Framboisy, Edgard et sa bonne ^
1. La Bédollière, Malakoff. — Souvenirs des généraux Herbe et Cler. — Léo Claretie, le Théâtre de société. — Louis Sonolet, Le Théâtre dans la vit; militaire, llevue hebdomadaire, 2 septembre 1905.
Du peintre militaire Protais on possède une série de dessins amusants, dont l'un représente les Anglaises pour rire. Ils sont accompagnés d'explications sur les costumes, Téclairage, l'aménagement du théâtre en toile et des décors. .. Les perruques des pères nobles étaient faites avec de vieux housseaux de peaux de moutons, les manches avec des sacs en terre où, avec de la poudre, on avait imité des queues d'hermine. Les chapeaux de femmes étaient faits avec de la toile de ceintures et de turbans. Les manchettes brodées en papier, les faux-cols aussi. Vous parlerai-je d'un superbe habit de marquis, dont les broderies d'argent étincelantes étaient faites avec des découpures de fer-blanc? Tout cela très adroitement, très ingénieusement fait. C'est à ne pas revenir de tant d'adresse... »
On pourrait cilei; cent récits de ces représentations, les dessins abondent...
Sur deux progi'ammes du vendredi 7 septembre et du jeudi i3, avant et après l'assaut de Malakotf, on peut lire deux annotations touchantes. Sur celui du 7 : Envoyé au petit cousin, la veille de l' assaut de Séhastopol qui sera donné le 8 septembre à midi ; au revoir à tous, le cousin G. V. Sur celui du i3 : Apjx's rassaut de Malakoff, le cousin se porte bien. Le cousin était le général Vinoy, ancien colonel du i*"" zouaves. Il commandait, le 8 septembre, la deuxième brigade de la division Mac-Mahon, laquelle s'installa sur la courtine de Malakotf et no s'en laissa pas déloger.
Après la prise de Sébastopol on vit aussi à Kainiesch une troupe de comédiens professionnels au milieu des cantonnements français. Chose extraordinaire, le personnel dramati([ue comptait des artistes femmes. Ce fut le secret de la vogue du théâtre de Kamiesch et aussi la cause de sa décadence.
Il y eut du bruit et du désordre certains soirs, si l'on en croit l'auteur du Journal humoristique de Sébaslo-
SOL'VEMliS DE ClilMKE
Un programme du Ihéâlre des Zouaves à Sébastopol.(Dans le coin ;'i gauche, autographe du général Vinoy.)
pol (Bédarrides). On jouait la Tour de Nesle. Au lever du rideau, pas d'ingénue. « La duègne dut remplacer la jeune fille absente el débauchée sans doute, suivant l'expression du régisseur, par l'argent scélérat des Anglais. Après, Buridan et Marguerite de Bourgogne, qui ne s'y attendaient guère, obtinrent un franc succès de rire. Les pommes cuites du mécontentement ricochaient de temps en temps sur la scène aux pieds des acteurs; souvenir risible de ces projectiles qui maintes fois changèrent la joie en deuil au théâtre des zouaves. »
Mais quittons les planches, qui nous ont distraits un moment, pour revenir à l'état-major général.
Un événement allait se produire qui devait faire un d'autant plus grand effet qu'il était inattendu du moins pour la plupart.
Le général Canrobert réunit un matin ses officiers et leur apprit qu'il abandonnait son commandement. Ce fut de la stupeur en même temps qu'un violent regret. Canrobert était adoré des soldats dont il savait ménager la vie, et dont il s'occupait avec un dévouement profond et constant.
« L'abdication du général Canrobert, écrivait M. de la Tour du Pin, c'est la mort de M. de Tureiuie. \'oilà une armée entière dans l'attendrissement. »
Le successeur éventuel de Canrobert ou le connaissait : c'était Pélissicr, (ju'à tout événement, l'Enqiereur avait rappelé d'Afrique au mois de décembre précédent. On se répétait sous les lentes des entreliens entre le général Canrobcrtetsonsuccesseur; il y règne un caractère que l'on est toujours tenté de refuser à son époque et qu'on est convenu, depuis des siècles, d'appeller un caractère antique. Uai)pelons très brièvement les faits : les lenteurs du siège, des dissenlim(>nts sérieux entre lord Uaglan et le général Canrobert faisaient pressentir dèslonglempsdegraves difficultés. De plus au sujetd'un plan de campagne, que l'Empeieur avait envoyé au gé-
SOUVEMHS DE CRIMEE 131
néral Canrobert par le général Favé, il y avait eu discussion pénible, lord Raglan déclinant sa coopération s'il était mis à exécution.
Le 16 mai Canrobert télégraphiait à l'Empereur : « Ma santé et mon esprit faliguc's par une tension constante ne me permettent plus de porter le fardeau d'une immense responsabilité. Mon devoir envers mon souverain et mon pays me force à vous demander de remettre au général Pélissier, chef habile et d'une grande expérience la lettre de commandement que j'ai pour lui. L'armée que je lui laisse est intacte et aguerrie, ardente et confiante. Je supplie votre Majesté de m'y laisser une place de combattant à la tète d'une simple division ^ »
L'émotion fut grande aux Tuileries lorsqu'on y apprit la démission de Canrobert.L'Empereur,lepremier mouvement de mécontentement passé, l'accepta, mais il fit dire au général par le ministre de la Guerre qu'il lui réservait non pas une division mais le corps du général Pélissier.
Avec Pélissier des difficultés d'un autre genre allaient suivre. Le nouveau commandant eu chef était aussi ferme dans ses desseins, aussi rude dans la forme que son prédécesseur était fluctuant et courtois. Par ses résistances aux ordres de l'Empereur il devait rendre sasituationsi difficile qu'une rupture éclatante faillit la dénouer au'grand péril de la France et de l'armée -. »
Ce n'était plus seulement un simple désaccord entre
1. « Lorsque le général Caniobert avait remplacé le maréchal de Saint-Arnaud en vertu d'une lettre de commandement, une lettre semblable avait été expédiée, au nom du général Bosquet. Quand le général Pélissier avait été envoyé en Crimée, la lettre précédente avait été annulée et refaite au nom de Pélissier. Celui-ci étant devenu général en chef, le général Bosquet avait de nouveau été désigné pour le remplacer éventuellement. » (Camille Rousset, Histoire de la (/iierre de Crimée, t. II.)