‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 75 sur 84 · I.K CAMP DE CIIALONS · texte numérisé non relu

I.K CAMP DE CIIALONS

bours cl clairons réunis, un immense tambonr-major, grimpé sur un escabeau pour être mieux vu, faisait exécuter les batteries et les sonneries.

Un coup do canon annonçait le commencement de la messe. Au moment de l'élévation, un drapeau hissé au sommet d'un grand mât, près de l'hôlel, donnait le signal de la prière militaire au Dieu des armées descendu au milieu des troupes. Le canon tonnait, les clairons et les tambours sonnaient et battaient aux champs, les trompettes faisaient CHtendre la marche, et les troupes présentaient les armes, s'agenouillaient, et s'inclinaient religieusement.

Pendant toute la durée de la messe, une des musiques, placée près de l'autel, jouait les morceaux les plus choisis de son répertoire.

Après le service divin, les troupes défilaient, et profilaient ensuite du jour du repos dominical pour aller s'ébaltre joyeusement dans Mourmelon.

Dans les grandes circonstances, la Garde faisait des retraites aux llambeaux magnifiques. A l'heure prescrite, toutes les fanfares et musiques, les tambours, clairons et trompettes se réunissaient devant le quartier impérial. A un coup de canon, un millier de torches s'allumait et un formidable roulement de tambours ébranlait les échos du camp ; la retraite de pied ferme était sonnée par les clairons et trompettes. A un signal toutes les fanfares et musiques attaquaient la « Retraite de Crimée » l'air si populaire alors... Puis, après quelques reprises de pied ferme, la masse se mettait en marche tout en jouant. Devant le quartier impérial les différentes musiques se séparaient et rejoignaient leurs campements. La retraite sonnée, le camp rentrait dans le silence après avoir été rempli du bruit des dix-huit musiques et fanfares de la garde '.

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